Ma vie, mon roman #3 : Écrire quoi qu'il arrive

L'article que je vous propose aujourd'hui ne sera pas le plus joyeux de la série et encore moins du blog.

Ceux qui me suivent ont dû le voir : j'ai dû m'absenter pendant presque deux semaines. C'est pourquoi il y a eu très peu, voire pas du tout d'activité sur le blog et sur les réseaux sociaux.
En passant, j'aimerais vous remercier car vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre !

Donc voilà, en guise d'avertissement, je voudrais vous dire que cet article ne sera pas un article documentaire comme c'est habituellement le cas le vendredi, mais plutôt un article "blabla" pour vous parler de mon vécu par rapport à l'écriture.

J'ai donc eu envie, aujourd'hui, de vous expliquer comment je continue à garder mon envie d'écrire et pourquoi je n'abandonne pas malgré tout ce qui s'est passé pour moi depuis que j'ai commencé à créer mon univers et la saga sur laquelle je travaille actuellement.

J'aimerais préciser que je ne prétends pas être accablée par tous les malheurs du monde !
Mais gardons à l'esprit qu'il nous arrive à tous de vivre des épreuves difficiles, voire tragiques, et qu'il n'est pas toujours aisé de garder le moral et la motivation pour écrire. Parfois, on a juste envie de tout laisser tomber et de vivre "comme tout le monde", de ne plus s'accrocher à l'art difficile et souvent incompris de la création (je considère tous les arts et pas seulement l'écriture ici). Parfois la Vie met des embûches, beaucoup ou insurmontables, sur notre chemin et on aimerait rester là, assis sur le bord de la route à attendre que quelqu'un ou quelque chose abatte ces obstacles pour nous. Mais le plus souvent, on se retrouve seul face à ces problèmes et il ne tient qu'à nous d'avancer ou pas.

Si je vous raconte ça, c'est parce que depuis que j'ai entamé le projet Tell'Andra, j'ai connu, en vrac : une profonde dépression, un AVC d'une personne proche de moi, la peur de la maladie (grave) avec les examens médicaux qui vont avec et le stress de l'attente des résultats, une opération chirurgicale (parce que la maladie était là), trois échecs aux permis de conduire (c'est pas la mort, mais ça fiche un sacré coup au moral), deux déménagements (dont un transfrontalier) qui se sont globalement pas super bien passés, des problèmes sérieux avec les administrations belges (dont, entre autres, mon compte en banque bloqué à cause du fait que ma banque me demandait de leur fournir un document qui n'existe pas en France ou encore une impossibilité d'avoir accès à des soins médicaux qui me sont vitaux), de nouveaux problèmes de santé, les attentats et l'état de guerre (qui touche tout le monde et qui fiche un coup au moral de tout le monde, on est d'accord), l'incompréhension de mon entourage par rapport au travail que l'écriture demande (je pense que beaucoup sont dans ce cas-là), l'organisation de mon mariage que je qualifierais de désastreuse (au point que je n'ai plus envie de me marier) et, tout récemment, un décès dans ma famille proche (raison de mon absence de ces deux dernières semaines).
Voici une liste (non-exhaustive) des tuiles (les plus grosses) qui me sont tombées sur le coin de la figure depuis mars 2014. Ensuite, pour couronner le tout, tout ça tombait en plein pendant les NaNo ou les mois d'écriture (des sortes de NaNo personnels, si vous voulez).


Nota Bene :

Pour ceux qui l’ignorent, le NaNoWriMo (acronyme de National Novel Writing Month) est un événement mondial qui consiste à écrire 50 000 mots en 30 jours, durant le mois de novembre. Il existe également des camp NaNo en avril et en juillet pendant lesquels le nombre de mots est au choix.


J'ai participé à un NaNo, à un camp NaNo et je me suis fait un NaNo perso et pas un n'a été mené à bien. Et pas parce que je procrastinais ou que je ne trouvais pas le temps, mais à cause de facteurs extérieurs volontaires ou non et ce, à chaque fois. En novembre 2015, je me suis retrouvée face à l'incompréhension de mes proches qui demandaient ma présence sans cesse, jusqu'à finir par organiser une soirée chez moi ! Ensuite, il y a eu les attentas de Paris qui ont plombé le moral de tout le monde, mais surtout toutes les perquisitions qui ont suivies à Bruxelles et qui ont transformé ma ville natale en poudrière paralysée, je ne vous le cache pas : j'avais peur pour ma famille et mes amis qui habitent presque tous la capitale belge.

Je vous avoue que j'ai eu envie de laisser tomber l'écriture plus d'une fois à cause de tous ces problèmes plus ou moins graves qui m'occupaient l'esprit et mon temps. Laisser tomber l'écriture ou la vie en société, car la vie d'ermite m'a tentée plus d'une fois et me tente encore... Et mon manque de confiance en moi, ne m'aide pas du tout non plus !

Mais malgré tout, j'ai continué à écrire, à m'accrocher à mes mots, à mes personnages, à mon monde, à mon histoire. Et je pense que dans mon cas, la question n'est pas de savoir comment j'ai gardé ma motivation, mais pourquoi. Pourquoi ai-je continué à écrire et à étoffer mon univers ?

Je crois que c'est ici que s'arrête la partie instant facebook, j'raconte ma life et que commence celle qui concerne tout le monde.

Je pense qu'on peut continuer à écrire, ou du moins à garder l'envie d'écrire pour plusieurs raisons :

  • L'écriture, on l'a dans le sang ou on ne l'a pas. J'ai toujours été persuadée qu'un écrivain était quelqu'un qui ne pouvait pas s'empêcher de (se) raconter des histoires, d'imaginer des situations, des personnages, etc. et que si on l'empêchait d'écrire, c'était le tuer à petit feu. Je repars vite fait dans un témoignage perso : j'ai eu un ex-compagnon qui, par jalousie, m'a empêché d'écrire. Les seuls mots que je posais sur le papier l'étaient en cachette. Cette situation a duré presque un an et pendant cette période, j'avais l'impression que le monde avait perdu ses couleurs et son intérêt. Je me sentais vide. C'était terrible. Quand je l'ai quitté, j'ai recommencé à écrire et je me suis sentie revivre. C'était incroyable ! C'est pour ça que je pense que quand on a la fibre de l'écrivain, l'écriture est quelque chose qui nous est vital, dont on ne pourra jamais se passer et que, quoi qu'il arrive, on y retournera toujours tôt ou tard.

  • Le besoin de s'évader d'un monde trop oppressant, le besoin de se changer les idées, de changer d'air quand on étouffe dans la réalité. Oui c'est une forme de fuite, mais tant qu'elle est consciente, maîtrisée et momentanée (ce n'est pas parce que vous écrivez une heure par jour que vous fuyez définitivement le quotidien), elle ne peut être que bénéfique. De plus, avancer dans son roman nous donne toujours une petite bouffée de fierté d'avoir malgré tout réussi à avancer. Et ça, ça fait vraiment du bien.

  • Cette sensation d'être le maître de quelque chose. Quand notre quotidien nous échappe, se retrouver dans notre monde que nous avons créé (quel que soit le genre du roman, dès que nous écrivons, nous créons un univers : le nôtre) le fait de se retrouver dans son roman et de savoir qu'on a tous les pouvoirs est quelque chose de rassurant. C'est également rassurant de savoir qu'il y a au moins quelqu'un qui a besoin de nous : nos personnages. C'est très despotique dit comme ça, mais un écrivain reste le dieu unique et omnipotent de sa création. Et envisager les choses sous cet angle donne parfois un regain de motivation pour se rendre compte qu'on est toujours capable de faire quelque chose dans le monde réel et que, finalement, notre vie nous appartient.

  • S'accrocher à son roman, c'est se donner un but. Dans certains cas, notre roman peut vraiment être vu comme une bouée de sauvetage qui nous permet de garder la tête hors des remous de la vie. S'y accrocher contre vents et marées pour garder un cap dans les tumultes de l'existence.

Voilà, c'était mon ressenti par rapport à l'écriture dans les moments difficiles. J'espère que ça pourra aider certaines personnes qui doutent.

Maintenant à vous de me donner le vôtre : quelle est votre position par rapport à l'écriture dans les moments difficiles ?

Commentaires

Malgré les instants difficiles que tu vis, un grand merci pour cet article, si instructif.
Je pense qu'effectivement, écrire dans les moments difficiles, pour moi, tient du ressort du 3ème point mentionné : cette sensation de dominer au moins quelque chose... ;)
Et puis j'en rajouterais une cinquième : transformer les événements négatifs ou paralysants, les utiliser pour en faire le portrait d'un méchant, d'une embûche rencontrée par le héros car en utilisant nos sentiments pour écrire ces scènes (colère, chagrin, souffrance) non seulement on rend ces scènes plus crédibles mais ce faisant on évacue le trop-plein de ces émotions...
Bon courage à toi et continue d'écrire, surtout dans ces moments-là... ♥

Merci !
Je t'avoue que ce n'est réellement que ces deux dernières semaines que je me suis vraiment rendu compte à quel point c'était tellement important pour moi d'écrire malgré tout.

Je suis assez d'accord avec le point 2, même si je trouve que c'est plus facile (et moins fatiguant) de s'évader en lisant qu'en écrivant, mais ca marche aussi :P
Je rejoins également Nathalie sur le fait de transformer des situations désagréables en personnages de roman. J'ai écrit des tas de propos vachement déprimant pendant des moments du même acabit, et ca va servir pour un de mes personnages dépressifs, ce qui sera d'autant plus réaliste.
Ben en tout cas, bon courage !
Et puis, j'ai entendu dans une série le terme de "régression à la moyenne" qui dit qu'en gros, l'univers tend vers la moyenne. Donc, il devrait normalement, d'après cette théorie (plus ou moins réaliste), y avoir une fin à tes tuiles, voir une remontée vers des choses meilleurs après.
J'attends tes prochains articles avec impatience (ce qui ne veut pas dire que je te demande de te presser pour en écrire un :P)
:)

Merci d'être toujours là ! Smile

Perso, je préfère la version de Woody Allen : « Les ennuis, c'est comme le papier toilette : tu ne veux qu'une feuille, mais tu tires tout le rouleau. » ce à quoi j'ajoute : « mais à un moment, on arrive au bout du rouleau. » Wink

Me servir de mes expériences, bonnes et mauvaises, est quelque chose que j'intègre inconsciemment dans mes romans, c'est pour ça que je n'ai pas pensé à l'ajouter, je crois Wink

Merci pour cet article.
Il est difficile de tenir quand les événements de notre vie sont négatifs. Et puis, c'est toujours dans ces moments-là que les commentaires moins bons et non constructifs affluent... Ils sont alors d'autant plus difficiles à transformer en expériences positives.
Mais l'écriture est bel et bien une nécessité alors on poursuit, coûte que coûte, souvent pour vivre, au final, de bien belles expériences.
Des pensées et des ondes pour toi et ton univers !

Merci ! Smile

Je m'accroche, quoi qu'il arrive Wink

Ton article m'a beaucoup touchée !

J'aimerais répondre par plusieurs citations qui te seront peut-être familières.

Citation n°1 :
"– C’est comme dans les grandes histoires, Monsieur Frodon. Celles qui importaient vraiment, celles où il y avait danger et ténèbres. Parfois, on ne voulait pas connaitre la fin, car elle ne pouvait pas être heureuse… Comment le monde pouvait-il redevenir comme il était avec tout le mal qui s’y était passé ? Mais en fin de compte, elle ne fait que passer, cette ombre… Même les ténèbres ne font que passer ! Un jour nouveau viendra et lorsque le soleil brillera, il n’en sera que plus éclatant ! C’était ces histoires dont on se souvenait, et qui signifiaient tellement. Même lorsqu’on était trop petit pour comprendre. Mais je crois, Monsieur Frodon, que je comprends ! Je sais maintenant… Les personnages de ces histoires avaient 36 occasions de se retourner, mais ils ne le faisaient pas. Is continuaient leur route, parce qu’ils avaient foi en quelque chose…
- En quoi avons-nous foi, Sam ?
- Il y a du bon en ce monde… C'est pour ça qu'il faut se battre."

Citation n°2 : « Raconter une histoire, ce que faisaient nos ancêtres rassemblés autour des feux, la nuit, c’est la plus ancienne forme de fiction, celle qui est à la source de toute la littérature. Malgré toutes nos sophistications réelles ou supposées, il y a toujours en nous une curiosité et une faculté d’émerveillement enfantines devant les histoires. Contes de fées, romans d’amour, récits d’espionnage… ou faits divers, chacun peut trouver son propre style d’histoire, et chacun le trouve, parce qu’il en a besoin.
Pourquoi ? Parce que le monde peut être une prison et que, comme l’a dit justement un célèbre conteur d’histoires merveilleuses, on a bien le droit d’essayer d’échapper à sa prison. Non pas, paradoxalement, pour nier le monde, mais pour mieux y revenir après être allé reprendre des forces au pays des rêves. Les rêves ne sont pas forcément le contraire de la réalité : ils sont peut-être plutôt ce qui nous encourage à la transformer…
Mais ce n’est pas la seule raison de notre fascination pour les histoires, et pour ceux qui les racontent. C’est aussi que raconter une histoire est la forme la plus ancienne du jeu de la communication. Quelqu’un, dans le noir ou à la lumière du jour, raconte quelque chose à quelqu’un d’autre : c’est une relation interpersonnelle, un partage, un échange. »

(Élisabeth Vonarburg – auteur de Comment écrire les histoires)

Citation n°3 :
Un vieil Indien Cherokee racontait la vie à ses petits-enfants…
Il leur dit : " Je ressens un grand tourment. Dans mon âme se joue présentement une grande bataille. Deux loups se confrontent. Un des loups est méchant : il "est" la peur, la colère, l'envie, la peine, les regrets, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement, la culpabilité, les ressentiments, l'infériorité, le mensonge, la competition, l'orgueil.
L'autre est bon : il "est" la joie, la paix, l'amour, l'espoir, le partage, la générosité, la vérité, la compassion, la confiance. La même bataille se joue présentement en vous, en chacun de nous, en fait.
Silencieux, les enfants réfléchissaient… Puis l'un d'eux dit : " Grand-papa, lequel des loups va gagner " ?
Le vieux Cherokee répondit simplement : " Celui que tu nourris".

Fin des citations.
J'espère que cela t'aura été utile. Chaque fois que je doute de moi, de mes rêves et de mon souhait de devenir écrivain, je relis ce genre de choses.
Ah ! Deux petites dernières pour la route : “Un seul rêve est plus puissant qu'un millier de réalités.” - J.R.R. Tolkien
"Si vous voulez que votre enfant soit intelligent, lisez-lui des contes de fées. Si vous voulez que votre enfant soit plus intelligent, lisez-lui plus de contes de fées." – Einstein

Merci beaucoup pour ces citations Smile

Je respecte une des règles d'écriture d'Heinlein, le plus possible :
"Ecris chaque jour. Même une ligne. Quel que soit ton état, tu dois écrire" : une manière très courte de s'obliger à cette discipline qui, pour moi, prends une dimension importante vu que mes soucis de santé viennent souvent m’empêcher de bosser... mais même dans les pires moments, je vais écrire, histoire de me dire : ok j'ai peut-être quasi rien foutu, mais ce n'étais pas rien, demain, on avance !

C'est vrai que c'est important.
Je ne le fais pas parce qu'il dans les pires moments à mettre plus d'une heure à sortir une seule phrase. Et ça, ça me déprime encore plus.
Par contre, ce que à quoi je ne déroge jamais, c'est de rester connectée à mon univers. Tous les jours j'y pense.

Merci pour ton commentaire ! Smile

*sourire* quand j'ai tapé -c'est arrivé cette semaine- à peine plus d'une page en un total de 5 jours... et pas des meilleurs, je déprime aussi. Mais toujorus regarder le verre à moitié plein : c'est mieux que pas une ligne du tout, cela prouve qu'on a avancé, même si c'est rageant. C'est sûrement le meilleur conseil littéraire de grand homme que j'applique avec celui d'Hemingway -repris par Heinlein aussi- qui peut se résumer par "écrivez ce que vous voulez, et ne réécrivez rien si vous ne le voulez pas, sauf peut-être si votre éditeur vous le supplie."

Je suis d'accord. Mais, pour moi ça ne marche pas, tout simplement parce que je suis incapable de voir le verre à moitié plein quand il s'agit de moi.
Je suis très exigeante envers moi-même et perfectionniste. Si ce que j'écris ne me convient pas, je l'effacerai et considérerai ce temps passé à réfléchir, écrire et effacer comme perdu. Ce qui me plombera encore plus le moral.
J'ai essayé de le faire, c'est du vécu, et à me forcer d'écrire quand ça ne va pas ou que je n'en ai pas envie, ça finit par m'en dégoûter et j'en viens à reléguer mon roman dans un fond de tiroir en le considérant comme un tortionnaire... ^^"
Je ne sais pas écrire pour écrire, écrire parce qu'on me dit qu'il faut absolument écrire tous les jours. J'en suis incapable.

Par contre, je reste constamment en contact avec l'écriture : en réfléchissant à mes histoires, mes personnages, mes univers, mes articles de blog,...
Je considère que l'écriture est un tout et, pour moi, faire des recherches pour un article est autant de l'écriture que de pondre un chapitre pour mon roman, ou encore, trouver des idées pour la suite de mon histoire.
Donc, même si je n'écris pas à proprement parler tous les jours, je garde néanmoins un contact étroit avec l'écriture, et ce, quelles que soient les circonstances. Smile

Merci pour cet article, et surtout courage.
Pour ma part, j'ai vécu deux cas de figure face aux turbulences : soit elles me laissaient sèche, incapable d'écrire la moindre ligne et dans ces cas là, je me suis tournée vers le dessin, la peinture - quand ça allait vraiment mal (et on ne rit pas) j'ai même fait du point de croix pour fixer mon attention sur une tâche et non sur la gamberge ; soit l'écriture devient ton arme et te permet de tenir à distance toute la charrette toxique qui se déverse sur toi.

Merci ! Smile

Tu sais, je fais du crochet quand j'ai besoin de me vider la tête : me concentrer pour compter les mailles me fait un bien fou ! Wink

Et quand tu jettes ton ouvrage, c'est que tu as passé le cap ;)

Ah non !
Je ne jettes jamais mon ouvrage ! Au pire je le défais, mais je ne le jette pas ! Biggrin

J'aime tant et tant et tant ton article....Il y a tant de choses que je ressens. Même si les événements diffèrent...Mais pas le fond. Etant, justement, dans un fond, j'ai, provisoirement, abandonné mes gentils contes. Pour me lancer dans un long récit "fantastique-terrifiant". Mais, je ne serai jamais écrivain. Enfin, je ne crois pas. Enfin, j'espère un peu...Bravo et bonne journée quasi-estivale, ici, en Belgique...

Merci pour ton commentaire ! Smile

Ma définition d'un écrivain est celle-ci : « Une personne qui écrit les histoires qui lui trotte dans la tête. »

Bonne journée à toi aussi !

Merci! Alors, oui, je suis un écrivain...Et des histoires, il en trotte toujours dans ma tête....Et elles se mélangent, se succèdent. Passant d'un univers à un autre!! Bonne journée, Jean-Pierre

Ecrire, coûte que coûte. Quelle que soit l'humeur, quelle que soit l'envie. Des mots pour des pensées, des mots pour balayer sa tristesse, des mots pour épuiser sa hargne. Etre compris, ce n'est pas facile. Etre ignoré quand on a la tête dans ses univers et envie d'être là-bas plus qu'ici... C'est en lisant cet article que je me sens écrivaine et fière de cette casquette que j'aimerais pourtant coiffer plus souvent. Mais nous vivons dans ce monde qui nous fait voyager, ces villes qui nous inspirent. Le temps nous manquera toujours. Mais nous aurons toujours l'envie et la plume. Nous sommes écrivaines... quels que soient les évènements qui passent. Lever la tête et s'abstraire, c'est une vocation. Bon courage!

Merci pour ce commentaire et courage à toi aussi Smile

" C'est pour ça que je pense que quand on a la fibre de l'écrivain, l'écriture est quelque chose qui nous est vital, dont on ne pourra jamais se passer et que, quoi qu'il arrive, on y retournera toujours tôt ou tard."

Je comprends désormais mieux ce passage :P

Je suis entré cette année dans une licence particulière et exigeante, demandant beaucoup de travail, je me suis découvert un intérêt pour l'agriculture. Bref le temps libre a tendance a tendre vers 0.
Du coup grande (et terrible), décision, on met les "vieux rêves" d'écriture à la poubelle, on abandonne l'idée d'écrire un jour un livre. Parce qu'on a pas le temps.

Sauf qu'en fait non. Ca a marché quelque temps, mais j'ai toujours envie que mes histoires imaginaires fassent un jour rêver d'autres gens.
Ce dénouement, ne pas pouvoir arrêter l'idée d'écrire (ou pour l'instant de scénariser) me rend plutôt content :)

D'une certaine manière, il y a un aspect dramatique pour un écrivain à se retrouver confronter au choix « Écrire ou ne pas écrire ? » (qui a un petit côté « Être ou ne pas être ? » pour nous, finalement).
Mais, d'un autre point de vue, c'est aussi quelque chose de merveilleux que de se rendre compte que c'est quelque chose qui nous est presque vital et je trouve ça magique ^_^

Je suis d'accord :)

Ajouter un commentaire