Saga (Les Dits du Midgardr 1) de Manuel Essard

Saga (Les Dits du Midgardr 1) de Manuel Essard
Titre : 
Saga (Les Dits du Midgardr 1)
Auteur-e : 
Manuel Essard
Genre(s) : 
Fantasy, Mythes et légendes
Éditeur : 
L'Ivre-Book
Date de parution : 
14/11/2013
Ma note : 
8/10
Résumé - Quatrième de couverture : 

« Il fut un temps où les Dieux de l’Ásgardr vivaient et marchaient sur la terre des hommes que l’on nommait le Midgardr. Mais dans leur mystérieuse disparition, les Dieux emportèrent avec eux un morceau du Midgardr. Ce n’était plus vraiment notre terre, sans en être tout à fait une autre. Le ciel était continuellement gris et bas, et l’hiver régnait en maître d’un bout à l’autre de l’année. »

Mon avis : 

Le village de Saga est détruit par une bande de géants. Elle en est la seule survivante, mais également la volva (la magicienne). Elle affronte le blizzard pour aller demander de l'aide au village voisin. Dans ce village ami, s'y déroulent des faits qui auront un grand impact sur la vie de la volva.

J'avais un peu peur que ce livre soit redondant au livre de Pierre Efratas, Sagas des Neuf Mondes, mais en fait pas du tout ! Même si c'est dans le même univers (mythologie nordique), c'est totalement différent. D'une part parce que ce n'est pas le même sujet et d'autre part parce que c'est traité totalement différemment. Chez Pierre Efratas, il s'agit plus des légendes des dieux racontées par un barde au coin du feu pendant une veillée hivernale. Alors qu'ici, chez Manuel Essard, on va plus partir dans un récit d'epic ou d'heroic fantasy dans un univers tiré de la mythologie nordique.

L'univers est génial et très immersif ! On sent qu'il y a eu beaucoup de recherches, mais également pas mal d'originalité dans la réinterprétation de certains aspects. J'ai, notamment, beaucoup aimé les manifestations de la magie (de la kunnatta).

L'intrigue m'a laissée un peu perplexe dans le sens où j'ai eu l'impression de lire un prologue plutôt qu'un premier tome (impression confirmée par l'auteur lui-même au cours du Salon du livre de Poitiers). A part ce léger désappointement éprouvé en refermant le livre — en fermant l'application de lecture, plutôt —, l'histoire m'a beaucoup plu et m'a donné envie d'en découvrir plus (tellement plus, que j'ai acheté les deux autres tomes samedi !). Ce que j'ai surtout aimé, c'est cette montée en puissance de l'intrigue : on commence par une tragique mais banale attaque d'un village par des géants pour, petit à petit, ouvrir des portes qui cachent de lourds secrets et terminer par quelque chose d'épique digne des dieux.

Ce tome étant assez court, je n'ai pas vraiment eu le temps de pouvoir apprécier les personnages correctement, hormis Vali et Saga. Le premier me rappelle beaucoup l'archétype du guerrier bourru, taciturne et valeureux que je me représente quand je pense à un guerrier nordique — je pense que je dois être très influencée par les Norns de Guild Wars 2... —, mais, honnêtement, ça ne m'a pas dérangée. Je dirais même que ça m'aurait dérangée s'il n'avait pas été comme ça ! Quant à la seconde, la volva, elle a un caractère bien défini et qui sort un peu des sentiers battus. Elle est très affirmée, impulsive, butée et indépendante et j'adore ça ! Les autres personnages m'ont paru assez "archétypés" sans pour autant tomber dans la caricature. Mais au vu de la courtesse du récit, ça ne m'a vraiment pas gênée.

Le style de l'auteur est assez fluide et nous immerge rapidement dans son histoire — et dans le froid ! brrrrrrr ! Ce qui m'a le plus importunée, c'est le fait qu'il y ait énormément de mots de vocabulaire de l'ancien islandais qui parsèment le texte. Certes, ils trouvent leur traduction à la fin du livre et, de par mes connaissances des langues germaniques, j'ai pu en comprendre certains sans avoir besoin de me référer au lexique. Seulement, la plupart du temps, je ne les connaissais ou comprenais pas et je devais m'arrêter dans la lecture pour aller voir dans le lexique ce que tel ou tel mot voulait dire. Je pense que le problème vient surtout du fait que c'était une version numérique du livre puisque avec Eragon, par exemple, le problème ne s'était pas posé : j'avais mis des signets aux différents lexiques afin de rapidement trouver la traduction d'un mot. Je pense donc que pour les prochains tomes de cette série, je me les procurerai au format papier (ce qui est chose faite !) afin de reproduire la même technique.

En bref, c'est une histoire agréable qui introduit un univers et des personnages dont j'ai très envie de connaître plus ! J'aimerais ajouter que ce premier tome est gratuit en format numérique alors, franchement, ne vous posez pas de questions et foncez le lire ! Il en vaut la peine !

Où l'acheter ? : 

Ajouter un commentaire