Les alignements de Donjons et Dragons 1/2

Donjons et dragons logo

Il y a deux semaines, lorsque je vous parlais des 4 piliers du roman, je vous évoquais les alignements de Donjons et Dragons pour créer nos personnages. Je vais donc vous expliquer dans cet article de quoi il s'agit. Avant de commencer, j'aimerais vous préciser que c'est le système que j'utilise pour mes personnages.



Nota Bene :

Donjons et Dragons est un jeu de rôle médiéval fantasy créé dans les années 1970. L'univers de ce jeu est fort comparable à celui de Tolkien : il y a des elfes, des nains, des humains, des trolls, des gobelins,...
Ce jeu consiste dans de le fait d'incarner un personnage que le joueur a inventé et de lui faire faire des actions au cours d'un scénario également inventé par un maître du jeu. Ces parties se déroulent autour d'une table et les actions se définissent en fonction du caractère du personnage, de la situation du jeu et, très souvent, de jets de dés.

Si vous désirez en savoir plus, je vous invite à aller consulter les pages Wikipedia dédiées à Donjons et Dragons et aux jeux de rôles sur table.


Entrons désormais dans le vif du sujet. Je vais séparer cet article en deux parties pour que ce ne soit pas trop long, ni trop indigeste. La première partie traitera de la théorie et la seconde des interactions entre les différents alignements.

Mais que sont les alignements ?

Voici la définition donnée par le jeu lui-même :

« L'alignement est un outils permettant de développer la personnalité d'un personnage. Ce n'est pas un carcan destiné à contraindre sa conduite. Chaque alignement regroupe des caractères, voire des philosophies, fort différents, ce qui signifie que deux personnages loyaux bons peuvent n'avoir que très peu de choses en commun quant à la manière dont ils se comportent. »

Source : www.regles-donjons-dragons.com.

En somme, l'alignement d'un personnage représente son éthique (loyal, neutre ou chaotique) et sa moralité (bon, neutre ou mauvais).

Étant donné que personne n'est pas immuable, cet outils est flexible et permet à un personnage de pouvoir faire des écarts de conduite et, si ces écarts se répètent trop souvent, de changer son alignement.

L'éthique

Le personnage loyal ne ment jamais, respecte sa parole, est fidèle aux traditions et juge défavorablement les personnes qui manquent à leur devoir. Il défend des valeurs telles que l'honneur, l'obéissance à la hiérarchie et le sérieux.
En général, il est affublé de défauts tels que l'étroitesse d'esprit, l'adhésion sans condition à la tradition, l'intolérance, l'habitude de juger les autres et le manque d'adaptation.
Le personnage loyal affirme que seul l'Ordre peut engendrer une société juste, dans laquelle seules de bonnes décisions seront prises parce qu'elle ne serait constituée uniquement que de personnes agissant selon leur devoir et suivant la tradition.

Le personnage neutre respecte l'autorité, mais ne s'y soumet pas aveuglément ni ne s'y oppose. Il est, le plus souvent, philosophe à l'égard de celle-ci et des relations humaines. Il estime également que la Loi et le Chaos sont nécessaire à l'équilibre de toute bonne société. Pencher vers la Loi provoquerait l'immobilisme et verser dans le Chaos causerait l'instabilité. En général, il est honnête, mais si les circonstances l'obligent, il n'hésite pas à mentir ou à escroquer son prochain.

Le personnage chaotique n'obéit qu'à sa seule conscience, déteste recevoir des ordres, préfère les idées novatrices à la tradition et respecte ses promesses quand il en a envie. Le concept-même de devoir lui est inconnu. C'est un personnage libre qui peut s'adapter à toutes les situations. En général, il est affublé de défauts tels que la témérité, l’irresponsabilité, un certain ressentiment contre l’autorité légitime et a la propension à se livrer à des actes arbitraires. Ce sont des rebelles. Le personnage chaotique affirme que seule la liberté individuelle permet de s’exprimer pleinement et que c’est en l’accordant à tous que la société peut véritablement bénéficier du potentiel de chacun.

La morale

Le personnage bon tend à protéger les innocents. Il est altruiste et respecte la vie. Il est prêt à faire des sacrifices pour le bien d'autrui.

Le personnage neutre refuse de tuer des innocents mais n'est pas pour autant disposé à se dévouer pour les autres. Son attitude dépend surtout de ses relations et de son environnement. Il peut, néanmoins, se sacrifier pour sa famille ou sa patrie, mais pas pour des étrangers.

Le personnage mauvais cherche à corrompre, à détruire, à opprimer, à faire souffrir, voire même à tuer pour son plaisir ou pour servir. Il ne connaît pas la compassion.

Les 9 alignements

Loyal Bon

Le croisé

Un personnage d’alignement loyal bon a le comportement que l’on attend des défenseurs de l’Ordre et de la Loi. Déterminé à lutter contre le Mal, il montre également la discipline nécessaire pour ne jamais cesser le combat. Il dit toujours la vérité, reste fidèle à la parole donnée, aide ceux qui sont dans le besoin et s’élève contre l’injustice. Il déteste voir les coupables impunis.

Cet alignement combine honneur et compassion.

Citation favorite : Je ne tolère ni le Mal, ni le désordre alors gare à vous.

Exemples de croisés : Superman, Obi Wan Kenobi, Faramir, Hermione Granger, Teal'c, Eddar Stark,...

Neutre Bon

Le bienfaiteur

Un personnage neutre bon fait de son mieux pour dispenser des actions bienfaisantes. Il aide les autres autant que possible. Il travaille main dans la main avec les rois et les juges, mais ne se sent pas obligé de leur obéir systématiquement.

Cet alignement permet de faire le bien sans être enfermé dans le carcan de la Loi.

Citation favorite : Le Mal est parmi nous, il est de mon devoir de soutenir les gens pour qu'ils n'embrassent pas sa cause.

Exemples de bienfaiteurs : Batman, Zorro, Gandalf, Galadriel, Luke Skywalker, Harry Potter, Jack O'Neil, Jon Snow,...

Chaotique Bon

Le rebelle

Un personnage chaotique bon agit selon sa conscience, sans faire cas de ce que les autres peuvent penser de lui. Il vit sa vie, mais cela ne l’empêche pas d’être gentil et bienveillant. Il croit en la bonté et au droit de chacun, mais n’apprécie guère les lois ou les règles. Il déteste les gens qui intimident les autres et leur disent quoi faire. Il suit ses propres préceptes moraux qui, bien que bons, ne sont pas forcément en accord avec ceux de sa société.

Cet alignement fait rimer bonté et liberté.

Citation favorite : Personne ne devrait imposer sa volonté aux autres.

Exemples de rebelles : Robin des bois, Wolverine, V, Chewbacca, Sirius Black, Ronon Dex, Arya Stark,...

Loyal neutre

Le juge

Un personnage loyal neutre agit comme la loi, la tradition ou son code de conduite personnel le lui dictent. L’ordre et l’organisation sont vitaux pour lui. Il se peut qu’il suive un code constitué de ses propres règles, ou qu’il pense que l’ordre est nécessaire pour tous (auquel cas il est favorable à un gouvernement fort et organisé). Il ne se laisse ni émouvoir par les gens en difficulté ni séduire par le Mal.

Cet alignement est le meilleur qui soit, car il signifie que l’on est fiable et honorable, sans pour autant être fanatique.

Citation favorite : Mon combat personnel n'engage que moi, ceux qui ne peuvent pas le comprendre ne méritent pas mon attention.

Exemples de juges : Dr Manhattan, les Vogons, les Stormtroopers, Argus Rusard, les Asgards, James Bond,...

Neutre

L'indécis

Un personnage neutre fait ce qui lui semble bien. Il n’a pas vraiment d’opinion lorsqu’il s’agit de trancher entre le Bien et le Mal ou entre la Loi et le Chaos. Dans la plupart des cas, la neutralité représente une absence de convictions plutôt qu’un choix conscient. Le personnage a alors tendance à penser que le Bien vaut mieux que le Mal, car il préfère que ses voisins se montrent bienveillants plutôt que malveillants. Cela étant, il ne se sent nullement obligé de défendre la cause du Bien.
En revanche, chez certains, la neutralité est une philosophie, un choix conscient. Pour eux, le Bien, le Mal, la Loi et le Chaos sont dangereux, comme tous les extrêmes. Ils prônent donc l’équilibre, qui leur paraît être le meilleur choix à long terme.

Cet alignement permet d’agir naturellement, sans se laisser guider par ses préjugés ou ses impulsions.

Citation favorite : Je suis occupé, revenez me voir quand ce sera important !

Exemples d'indécis : les Ents, Dr House, Thirion Lannister,...

Chaotique Neutre

L'esprit libre

Un personnage chaotique neutre agit comme bon lui semble. C’est d’abord et avant tout un individualiste. Il accorde une immense valeur à sa liberté mais ne se sent pas concerné par la défense de celle des autres. Il évite l’autorité, déteste les restrictions et remet toujours en cause la tradition. Sa lutte contre la société organisée n’est pas motivée par des désirs d’anarchie, car un tel engagement devrait s’accompagner d’idées nobles (libérer les opprimés du joug de l’autorité) ou mauvaises (faire souffrir ceux qui sont différents de lui). Le personnage peut parfois être imprévisible, mais son comportement n’est pas totalement aléatoire. Face à un pont, il l’utilise, il ne lui viendrait pas à l’idée de sauter dans la rivière.

Cet alignement permet de profiter de la vraie liberté, celle qui ne suit pas les restrictions imposées par la société, et il n’oblige pas à faire le bien à tout prix.

Citation favorite : Je m'en fous, je vis ma vie de mon côté. Laisse moi tranquille et je te rendrais la pareille.

Exemples d'esprits libres : Jack Sparrow, Gollum, Han Solo, Deadpool, Gilderoy Lockhart, Vala Mal Doran,...

Loyal mauvais

Le dominateur

Un individu loyal mauvais prend tout ce qu’il désire, dans les limites de son code de conduite, mais sans se soucier de ceux à qui il peut faire du mal. Pour lui, les traditions, la loyauté et l’obéissance ont de l’importance, mais pas la liberté, la dignité ou la vie. Il suit les règles existantes, mais sans pitié ni compassion. Il accepte la hiérarchie, et même s’il préfère diriger, il est tout à fait disposé à obéir. Il condamne les autres, non pas en fonction de leurs actes, mais en fonction de leur race, de leur religion, de leur nationalité ou de leur rang social. Il répugne à violer la loi ou à revenir sur ses promesses, en partie par sa nature, mais aussi parce qu’il fait confiance à l’ordre établi pour le protéger de ceux qui s’opposent à lui sur des questions d’ordre moral. Certains loyaux mauvais se fixent eux-mêmes des limites, telles que ne jamais tuer de sang-froid (ils chargent leurs sbires de le faire à leur place) ou ne pas maltraiter les enfants (sauf lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement). Ils pensent que ces règles de conduite les placent au-dessus des malfaisants sans scrupule.

Cet alignement applique le mal avec raison, intentionnellement, et souvent avec succès.

Citation favorite : Le bétail à besoin d'un berger... et le berger doit parfois sacrifier quelques bêtes pour ne pas contaminer tout le troupeau.

Exemples de dominateurs : Dark Vador, Browser, Lex Lutor, Dolores Ombrage, Double Face,...

Neutre mauvais

Le malfaisant

Un individu neutre mauvais se livre à tous les actes qu’on lui laisse faire. Il ne pense qu’à lui. Il se moque des gens qu’il tue, par profit, pour le plaisir, ou tout simplement parce qu’ils le dérangent. Il n’apprécie pas particulièrement l’ordre, il se dit que le fait de respecter la loi, un code de conduite ou les traditions ne le rendra pas meilleur ou plus noble. Il n’affiche pas pour autant cette recherche permanente de l’affrontement qui est la marque des êtres chaotiques mauvais. Il vole et tue pour satisfaire ses envies.

Cet alignement représente le Mal à l’état brut, sans honneur ni nuance.

Citation favorite : J'ai des choses personnelles à faire et si certains se dressent sur mon chemin... je les envoie au cimetière sans hésiter.

Exemples de malfaisants : Magneto, Mystique, Gríma langue de serpent, Palpatine, Voldemort,...

Chaotique mauvais

Le destructeur

Un individu chaotique mauvais fait tout ce que lui dicte sa cupidité, sa haine ou sa soif de destruction. Il s’énerve facilement, est sadique, violent et totalement imprévisible. Quand il veut quelque chose, il se montre brutal et impitoyable. S’il s’est donné pour but de propager le Mal et le Chaos, c’est encore pire. Fort heureusement, ses plans sont tout sauf bien préparés et les groupes qu’il constitue ou auxquels il se joint sont très mal organisés. La plupart du temps, les êtres chaotiques mauvais ne coopèrent que sous la menace et leur chef ne reste en place que tant qu’il peut contrer les tentatives visant à le renverser ou l’assassiner. Il peut chercher à se venger du monde entier en semant la destruction autour de lui.

Cet alignement représente la destruction, non seulement de la beauté et de la vie, mais aussi de l’ordre sur lequel cette beauté et cette vie s’appuient.

Citation favorite : Si ça bouge encore, tape plus fort.

Exemples de destructeurs : Le Fléau, le Joker, Bellatrix Lestrange, Dark Maul,...


Voici un lien vers un test qui vous permettra de déterminer l'alignement de vos personnages (ou le vôtre) : http://www.aidedd.org/adj/test-alignement.



Dans la partie 2, je vous explique comment mettre ces alignements en pratique, avec des exemples et des mises en situation, mais aussi comment faire varier ces alignements en fonction des actes de vos personnages. Vers la partie 2 : Les alignements de Donjons et Dragons 2/2


J'espère que cette article vous a plu. Qu'en avez-vous pensé ? Êtes-vous intéressés par ce système pour vous aider à déterminer les comportements de vos personnages ?


Commentaires

Je n'altère pas les réactions d'Hermione pour mettre Ron en avant. Je dis ce qui est. Je veux bien qu'Hermione concente au sacrifice, mais c'est Ron qui se pose en protecteur en essayant de se tenir debout sur sa seule jambe valide. Et si dans le film, c'est Hermione qui dit ça c'est le personnage préféré du réalisateur. Si on regarde bien, dans le second film, elle vole une réplique à Dumbledore au sujet de la peur du nom qui ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même. Dumbledore lâche cette perle de sagesse à la fin du livre 1 et tout d'un coup, dans le second film Hermione le sort, alors qu'elle a elle-même peur de prononcer le nom de Voldemort jusqu'à l'Ordre du Phénix. Je ne cherche pas à mettre Ron en avant, vu que comme je l'ai dit, c'est un personnage que je n'apprécie pas spécialement. Je reconnais seulement ce qui est dans les livres. Et Ron reste malgré tout ce qu'on veut dire un personnage vraiment essentiel aux yeux de Harry, comme on peut le voir quand ils sont embrouillés dans le tome 4 et quand Ron part dans le tome 7...

Rowling a validé ce qui a été fait au cinéma. Elle ne considère pas que les films ont altéré son texte. Par ailleurs, Hermione n'a pas peur de prononcer le nom de Voldemort. Elle a juste intégré que le nom de Voldemort était tabou et c'est pourquoi elle évitait de le prononcer avant l'Ordre du Phénix où elle commence à prendre position dans la guerre. Et je n'ai jamais dit que Ron n'avait pas son utilité pour Harry. Je suis juste d'accord sur le fait que le personnage de Ron n'a rien d'extraordinaire et qu'il sert surtout à permettre à Harry et à Hermione de mieux comprendre le monde des sorciers. 

Je suis d'accord... Je voudrais simplement rajouter qu'il existe, dans la littérature, de beaux groupes d'amis autour du personnage principal, avec des personnages forts et tous dignes d'intérêt... Comme ça, je pense à Les magiciens, de Lev Grossman, et c'est encore plus marqué dans la série je trouve... Des personnages complexes, torturés et intéressants, qui ont des relations compexes entre eux et qui, pourtant, travaillent ensemble... Il n'y en a pas un plus fort que les autres, ils sont tous dignes d'intérêt et c'est d'autant plus facile de s'identifier...

Dans un autre genre, je regarde la série The Expanse en ce moment, et les personnages principaux sont aussi tous très différents, ils ont tous des histoires personnelles qui font ce qu'ils sont aujourd'hui, ils sont hantés par leur passé... Alors certes, ils sont sont des adultes avec un passé plus fourni que de jeunes adolescents, mais quand même... C'est leur histoire et leurs talents personnels qui rend tous les personnages principaux dignes d'intérêt et indispensable au groupe.
Dans Harry Potter, les personnages sont tout de même assesz peu fouillés... On ne sait rien de la vie d'Hermione, avant Poudlard, on ne sait rien de ses parents, à part qu'ils sont dentistes... Les personnages de la saga sont souvent décrits avec deux ou trois adjectifs très caractéristiques, qui sont régulièrement réutilisés afin de nous aider à situer les personnages. ce procédé est intéressant pour ne pas perdre le lecteur, en particulier lorsqu'il y a autant de personnages que dans l'oeuvre de JK Roowlng, mais les personnages sont trop souvent enfermés dans ces adjectifs-là, et ne peuvent donc pas facilement évoluer... Ron aurait mérité de prendre davantage son envol et de se détacher vraiment de ses démons (ce qui l'aurait rendu beaucoup plus intéressant) et Hermione aurait mérité un passé.

Et J.K. Rowling a aussi validé Harry Potter 6 au cinéma et pourtant ce film est une aberration quand on le compare au livre. Le personnage d'Harry est l'inverse même de ce qu'elle a écrit dans son livre et elle a laissé le film sortir.

Hermione a peur. Si elle ne le prononçait pas uniquement pour respecter la communauté sorcière, elle ne dirait pas : "v...v...voldemort". Elle bute sur son nom, comme chaque personne qui a peur de prononcer un mot. Et pour quelqu'un à qui ça arrive dans la vraie vie, je peux te dire que ça, c'est un signe de peur et pas de respect. Parce que quand il y a respect, on fait autrement pour désigner le mot tant redouté et on ne bute pas sur ce mot après. Allons dans le tome 5, justement. Lors de la première réunion de l'AD, Harry est furieux et ne parvient à se calmer que lorsqu'il entend Hermione prononcer ce nom. Si ça n'avait aucune importance, si elle ne craignait pas ça, Harry n'aurait pas trouvé ça significatif et ne se serait pas calmé.

Ron n'a effectivement rien d'extraordinaire, pour le coup, nous sommes d'accord. Il sert principalement à faire comprendre aux deux autres le monde dans lequel ils évoluent et égayent leur vie. Je te concède qu'il n'a rien de spécial. Il est imbattable aux échecs et se révèle dans le tome 6 être un bon dueliste. Il a plus ou moins les mêmes intérêts que Harry et les mêmes performances en un peu moins bien. Comme le dit Sylvie, il aurait simplement mérité une meilleure évolution et plus d'approfondissement.

Oh pitié, ne parlons pas de ce malheureux film... À se demander comment elle a pu valider cette horreur...

Je suis assez d'accord. Le personnage d'Hermione a peur facilement et panique vite. Elle a même peur d'Harry, parfois. Elle prend sur elle, mais pas au point de garder son sang-froid ou de ne pas pleurer : de ce point de vue, Ron est déjà plus méritant. Cependant, je ne suis pas d'accord quand il s'agit de dire que Ron n'est pas assez travaillé : Hermione n'est pas spécialement travaillée, contrairement à Ron, je trouve. Après tout, Ron a une histoire, des parents... Tandis que nous devons nous contenter de "Mr et Mrs Granger" pour les parents d'Hermione... Harry connaît-il leurs prénoms ? Bien sûr que non. Mais cela peut être expliqué par le fait qu'Harry semble ne pas s'intéresser à cela car il s'agit de Moldus : la famille de Ron est, à ses yeux, bien plus fascinante.

Liadan, tu peux ajouter que l'enjeu du personnage de Ron, son combat personnel, c'est vaincre sa jalousie et prendre conscience de son importance, et cela ne se fait que dans le tome 7. De plus, il n'est pas seulement jaloux, il est plus que conscient que son existence n'est due qu'à l'absence d'une fille jusqu'à Ginny. C'est dur de se dire que votre mère ne voulait pas vraiment de vous, au final, même si elle aime Ron, Molly lui a donné naissance pour de mauvaises raisons (elle s'était donnée la mission de faire naître une fille chez les Weasley qui ne connaissaient que des naissances de fils depuis des générations). Il faut ajouter à cela qu'elle n'est pas capable de connaître les goûts de son dernier fils alors qu'elle connaît ceux des autres : on a l'impression que tous ses enfants ont leur place, sauf Ron. En effet, Bill est l'aîné, excellent sorcier, parfait. Le second, Charlie, est un bon sorcier, passionné par les dragons, et doué pour le Quidditch de surcroît. Rien qu'avec ces deux-là, on a fait un peu le tour des raisons d'être fière... Ensuite, on a Percy, l'élève modèle et l'enfant parfait sur lequel il faudrait prendre exemple. Puis on a Fred et George qui représentent, aux yeux de Molly, ses frères Fabian et Gideon morts pendant la première guerre contre Voldemort. Que reste-t-il à Ron ? Eh bien Ron, c'est juste le dernier essai avant d'avoir enfin la fille tant attendue qu'est Ginny. Comment se construire quand on sait qu'on n'existe que parce que Ginny n'est pas née plus tôt ? Pour les autres, ils représentent tous quelque chose et sont des enfants plus ou moins désirés. Fred et George auraient pu penser comme Ron, mais ils sont jumeaux et rappellent ses frères à Molly. De plus, ils sont particulièrement doués en magie. Ron n'a aucun talent magique particulier, sa puissance est toujours la même, du premier au dernier tome, il n'est pas capable de faire des exploits magiques et il en a conscience, ce qui ajoute à son sentiment d'infériorité et à sa jalousie, ses frères et sa sœur démontrant de grandes capacités en techniques magiques : rappelons les maléfices de Ginny ainsi que sa capacité à ensorceler dès sa première année une carte pour Harry tandis que Ron galère avec avec sa plume et son Wingardium Leviosa dans un cours, il n'applique donc pas la magie pour d'autres projets que les cours. Ses capacités en duel (lors de la bataille de la tour d'astronomie, tome 6) ne sont pas particulièrement expliquées et paraissent sortir de nulle part, mais c'est peut-être dû au fait qu'Harry ne les ait jamais vu venir et que lui-même sous-estimait peut-être Ron sur ce point.

Personnellement, je ne trouve pas que le fait que la saga soit entièrement du point de vue d'Harry soit un problème, au contraire. C'est un processus d'identification assez classique, il est le personnage principal, il n'y a pas vraiment de raison pour qu'on voie les choses du point de vue de Dumbledore ou de quelqu'un d'autre. Selon moi, c'est même ce qui fait aussi la force de cette saga : on ne cache pas seulement des choses à Harry, mais aussi à nous, lecteurs, pour qu'on échaffaude des hypothèses avec ce qu'on a. On est frustrés avec Harry, mais il y a également un sentiment de satisfaction d'obtenir enfin des explications et, honnêtement, les monologues qui permettent de dénouer l'histoire me passionnent, je les dévore. Je trouve qu'ils permettent de faire une synthèse efficace et de donner un sens clair à l'histoire. De bonnes explications sont parfois nécessaires pour éviter toute ambiguïté, surtout dans des livres pour enfants. Je pense au long monologue de Dumbledore à la fin du tome 5 : il y avait une incompréhension immense entre le directeur et Harry et de simples scènes d'un autre point de vue auraient certes permis au lecteur de comprendre pourquoi Dumbledore avait agi ainsi tout le tome 5, mais jamais elles n'auraient permis à Harry de comprendre l'homme qu'il respecte et admire. Imaginez l'intrigue de "Harry Potter" si on avait tout su grâce à des scènes du point de vue d'autres personnages : on aurait compris tout directement alors que le but des livres est justement de ne pas nous dévoiler cela. La démarche de JKR n'était pas de nous raconter les dilemmes rencontrés par Dumbledore ou un autre personnage.

C'est exactement ce que je me demandais ^^'

Quand je dis que Ron n'est pas assez travaillée, je pense surtout au fait qu'il n'a justement rien qui fasse de lui Ron et pas un autre personnage à mon sens. Je pense que le réel enjeu de Ron est bel et bien de s'affranchir de toute cette histoire avec sa famille et de l'ombre de Harry, mais il y a quand-même un manque d'évolution directe au cours des autres livres. Je l'ai dit précédemment, Ron n'avance pas réellement. Il reconnait son erreur dans le tome 4, c'est sûr, mais en dehors de ça, il ne s'affranchit même pas par pallier ou quelque chose comme ça. Son plus grand problème personnel lui vient de sa famille et personnellement, je l'aurais aussi pris très mal à la place de Ron, mais rares sont les occasions de réellement grandir vis-à-vis de cela pour lui avant le dernier tome. Par exemple, je pense que c'est l'une des raisons pour lesquels il essaye de ne pas trop faire attention à Ginny parce qu'elle doit lui rappeler sans cesse ce qui lui pose problème, mais on a jamais rien venant de Ron vis-à-vis de Ginny ou de sa famille. À la fin de la saga, je trouve même domage que ça reste en suspens comme ça. Ils ont réglé leur problème familial avec Percy avant la bataille finale (et Ron n'est même pas présent en plus pendant la scène...) mais je suis persuadée que sa mère ignore toujours le ressenti de son sixième fils donc c'est un peu décevant à mes yeux. Et que Harry sous-estime Ron, même inconsciemment me paraît quand-même plausible.

Moi non plus, je ne trouve pas. On découvre justement tout du point de vu d'Harry et c'est ce qui rend les choses aussi palpitantes. Dumbledore a comprit qu'il existait un horcruxe dès le tome 2. Harry voit une lueur de victoire passer dans ses yeux à la fin du tome 4. Le fait que ce soit du point de vu de Harry permet au contraire de développer une bonne intrigue avec des indices auxquels Harry peut faire ou non attention. Et c'est ce qui plait à mon sens. Les révélations faites à Harry dans les livres auraient eu bien moins de saveur et d'impact si on avait déjà suivi ça du point de vu d'autres personnages. Et comme Umbrenia, j'adore les monologues. Ils m'arrivent même très souvent de me les relire indépendemment de l'histoire juste parce qu'ils sont passionnants et ont eu un fort impact à mes yeux.

Et Sylvie, pour être honnête, je pense que l'oeuvre entière de J.K. Rowling doit êtres très difficile à lire à voix haute pour une seule personne. Je ne vois pas comment tu peux y arriver ;)

Au contraire, dans la littérature pour enfants, il faut éviter à tout prix des descriptions ou des monologues qui s'étirent sur des pages et des pages. Il vaut mieux de courtes descriptions intercalées avec de courts DIALOGUES, afin que e style soit plus vivant et le rythme plus marqué. Avec de tels passagages s,étirant en longueur, il y a un gros risque de perdre le lecteur en route... Les enfants, contrairement à nous, n'hésitent pas à sauter des pages, ou même à fermer le livre pour de bon. Ils sont des lecteurs intransigeants, beaucoup moins polis que les lecteurs adultes qui liront patiemmenent "par égard pour l'auteur qui a travaillé fort".

Et concernant les longs monologues, ce n'est pas moi qui dit que ce n'est pas du tout conseillé, c'est expliqué dans bon nombres de livres destinés aux jeunes auteurs et donnant des conseils d,écriture. Il y a plein de procédés pour donner des explications et éviter ces longues pages explicatives ; et dans la vraie vie, il est rare qu'une personne parle encore et encore pour expliquer un truc, sans que les autres posent des questions, interviennent, sans que personne ne fasse rien, se déplace, mange un truc, se mouche, etc... Créer du mouvement,, des interactions, etc... rend tout de suite les monologues beaucoup plus buvables. Je ne sais plus quel auteur dit que si le monologue ne devrait pas durer plus d'une demi-page... et je suis tellement d'accord... Pour moi, le problème est que Harry découvre, malgré tout, peu de choses par lui-même... Dans beaucoup d'occasions, ce sont d'autres personnes qui vont raconter à Harry, souvent à la fin, souvent le méchant... Argh ! Dans les faits, on a rarement un gars (genre Voldemort) qui va discuter une demi-heure avec la personne qu'il désire tuer, pour lui expliquer en profondeur les motivations de son désir d'assassinat. Il tue, un point c'est tout. Pour moi, Voldemort est trop bavard. Il est obligé, dans les faits, pour nous donner des explications... Mais il lui arrive de ne pas arriver à tuer Harry juste parce qu'il a jasé trop longtemps !! 
Quant au personnage de point de vue, je ne dis pas qu'à certains moments, on aurait dû suivre l'action avec le regard de Dumbledore, mais je pense qu'on aurait pu tout aussi bien suivre l'action, en quelques occasions, du point de vue de Ron ou D'Hermione. Parce que Harry, Ron et Hermione ne font qu'un, au bout du compte, ils sont un groupe et se racontent tout. Au lieu de laisser les personnages en stand by pendant que Harry se soigne à l'infirmerie, ils pourraient très bien continuer à vivre, on pourrait les suivre de leur point de vue... puisque de toute manière, ils vont tout raconter à Harry dès sa sortie. Ça rendrait le texte plus cohérent qu'il ne l'est, plus actif aussi. Et Harry, Ron et Hermione ont trop de choses à découvrir à la fin. C'est comme si l'auteure  n'avait pas très bien su comment les amener à faire telle ou telle découverte... Elle se sert donc des monologues de fin pour leur faire découvrir ce qu'isl ont besoin de savoir. Mais cela aurait été encore plus intéressant qu'ils le découvrent par eux-mêmes, et ça nous aurait évité ces longs monologues...

Je veux bien que théoriquement, il faille éviter les dialogues trop longs et tout. Cependant, moi, personnellement, quand j'ai lu ces fameux dialogues "trop longs", j'étais enfant et j'ai parfaitement suivi et avec passion. Je suis consciente qu'il faille instaurer un rythme, j'ai déjà lu ça comme conseil... Je dis juste qu'en tant que lectrice enfant, je n'avais jamais eu le moindre problème avec ce type de dialogue, au contraire. Et ça n'a pas dû faire décrocher tant de lecteurs que ça étant donné que Harry Potter est le deuxième livre le plus vendu au monde avec seulement la Bible en première position. Donc Harry Potter rivalise avec la Bible. J'en conclu que le rythme mis en place par l'auteure est plus dû à un ressenti personnel qu'autre chose :)

Pour être franche, ça dépend. Dans la vraie vie, il y a des personnes bavardes qu'il est difficile de couper lorsqu'elles sont lancées dans leurs explications (comme moi) et lorsque des personnes écoutent des explications, elles n'ont pas forcément de questions à poser (comme moi), c'est même l'un des reproches qu'on me fait le plus souvent... Ce que je veux dire, c'est qu'au contraire, ça peut arriver. Et je n'ai pas non plus l'impression qu'Harry ne pose jamais de question à Dumbledore lorsque celui-ci lui explique pour les horcruxes, au contraire, même.

Je suis d'accord par contre quand tu dis que le grand méchant dans la réalité ne passerait pas tout son temps à expliquer le comment du pourquoi à son adversaire avant de le tuer. Bien sûr, il arrive que l'antagoniste soit trop arrogant pour s'en rendre compte, comme c'est le cas pour Voldemort et un bon nombre de méchant de livres, films et séries. Mais ça, c'est un problème souvent décrié... Après on voit dans le premier chapitre du tome 7 que Voldemort reconnait que c'est sa faute si Harry lui a échappé, donc c'est peut-être une façon déguisée de l'auteure de se faire pardonner cette incohérence puisque l'antagoniste lui-même en est conscient ?

On aurait effectivement pu suivre des chapitres du point de vu de Ron ou Hermione, mais je pense que ça n'intéresssait pas J.K. Rowling, vu que comme tu l'as dit, ils forment une seule et même entité et passent le plus clair de leur temps ensemble. Et puis, la saga s'appelle Harry Potter, pas Harry Potter, Ronald Weasley et Hermione Granger. Déjà, elle a écrit trois chapitres qui n'étaient pas du point de vu de Harry, alors que ce n'était pas forcément nécessaire. Apprendre que Rogue avait fait un serment inviolable, Harry le découvre tout seul au cours de l'année. Faire un récapitulatif de toutes les visites du ministre de la magie au ministre moldu, à part être drôle, ça ne sert à rien. Si, à montrer que Sirius à été innocenté, mais ça, Harry aurait pu l'apprendre tout seul en lisant le journal ou parce que Remus lui aurait dit dans une lettre. Et le premier chapitre du tome 7 n'a pas non plus une grande utilité non plus donc finalement, à quoi cela aurait ressemblé s'il y avait eu des chapitres du point du vu de Ron et Hermione ? Là, au moins, quand tout est du point de vu de Harry, on voit que le monde continue de tourner, on voit à travers ses yeux comment il voit les autres. Ainsi, les souvenirs de Rogue nous surprennent beaucoup, mais en bien parce que comme ils se sont détesté dès qu'ils se sont vus, Harry n'a pas été capable de voir autre chose derrière le masque de Rogue. Parce quand on en apprend plus sur le passé de Dumbledore avec Grindelwald, ça peut venir comme un cheveux sur la soupe, mais en réalité, Harry le dit lui-même, il n'a jamais imaginé Dumbledore autrement que comme un vieil homme sage. Et c'est pareil pour tout. Et à mon avis, si on a du mal à voir l'évolution de Ron et Hermione, c'est aussi parce qu'Harry est tout le temps avec eux. C'est toujours difficile de se rendre compte d'une évolution quand on le vit soi-même. Prenons le cas d'une simple transformation physique, ce sera plus parlant. On a beau voir une personne vieillir parce qu'on est en contact avec elle, on ne saisit pas vraiment l'ampleur de la chose, mais dès qu'on se retrouve confronté à une photo d'elle le jour où on l'a rencontré, on s'en rend compte violemment. Et quand j'ai commencé cette réponse, je ne comptais pas du tout en arriver à une telle conclusion ^^'

Pour ce qui est du fait que Harry découvre par lui-même, je pense que les lecteurs auraient aussi fini par reprocher ça à J.K. Rowling parce que si on y réfléchit bien Harry ne fait pas grand chose par lui-même et n'ai jamais sauvé que par un concours de circonstances ou l'aide d'autres personnes, jamais par lui-même. J'allais dire sauf quand il a tué le basilic lui-même, mais là encore si Dumbledore ne lui avait pas envoyé Fumseck et le Choipeau, il serait mort, alors... c'est une demie victoire. Mais bon, c'est pas le sujet... Parce que l'inverse aurait aussi pu être reproché. Comme dans le tome 1 où on comprend pas comment des sorciers de 11 ans avec peu de pratique peuvent passer aussi facilement les épreuves. Et puis à certains moments, comment veux-tu qu'il puisse découvrir les choses par lui-même ? La vérité sur Sirius devait forcément être un monologue (même si je trouve qu'il y a quand-même pas mal de questions-réponses) parce qu'Harry ne pouvait pas apprendre la vérité autrement. Et puis comment un jeune de même pas 16 ans comme Harry aurait pu découvrir pour les horcruxes alors qu'il a fallut toute l'expérience de Dumbledore et un travail de plusieurs années pour en arriver à la fin du tome 6 ? Tom Jédusor ne connait les horcruxes aussi jeunes que parce qu'il savait quoi chercher, qu'il avait des objectifs bien précis en tête. Harry n'aurait jamais songé aux horcruxes à 16 ans. Et sinon, il comprend par lui-même pour le vif d'or et l'importance de l'épée de Griffondor. Dumbledore n'est pas venu lui faire un long monologue avant de mourir. Il ne faut pas oublier qu'Harry est un adolescent qui ne connait rien de ce monde et n'est pas aussi studieux qu'Hermione donc il y a plein de choses qui lui sont impossibles d'expérimenter par lui-même et qu'on veut lui cacher...

Pour finir vu que c'est Harry le personnage principal et que c'est lui qui doit vaincre Voldemort, je pense que des chapitres du point de vu d'autres personnages n'auraient pas empêché les longs dialogues puisque Harry doit comprendre et qu'on doit connaitre ses réactions au moment des explications, sinon, ça ne sert à rien ou c'est trop redondant. Donc je pense que c'est une meilleure idée de faire de son unique point de vu ^^

Je n'ai pas le temps d'une longue réponse maintenant, je me réserve ça pour plus tard !! ^^ Par contre, concernant Sirius par exemple, bien sûr que Harry aurait pu trouver plusieurs réponses par lui-même... En faisant des recoupements par exemple entre des photos de famille, des lettres, des articles de journaux, sa propre déduction, etc... Les trois héros auraient pu mener une vraie enquête, être vraiment à la recherche d'une vérité et effectuer un vrai travail journalistique. Aller chercher des personnes à interroger, les interroger pour avoir quelques renseignements (ce qu'ils font un peu, mais pas assez à mon goût)... Comme tu le dis, ils subissent, les réponses leurs viennent souvent toutes faites. Oui, ils se posent des questions mais j'aurais aimé qu'ils soient plus actifs dans la recherche d'informations. Je trouve cela dommage parce que bien souvent, l'année scolaire passe, ils ont des cours, il y a Halloween, Noël, les examens qui s'approchent... Mais il ne se passe pas grand chose de plus... On découvre tout cela dans le premier tome, c'est cool, mais j'aurais aimé, dans les tomes d'après, être un peu moins témoin du temps qui passe mais un peu plus témoin de leurs recherches vraiment actives, de leurs découvertes, de leurs recoupements d'informations, etc.... Je pense que l'auteur n'a pas voulu trop leur en faire faire justement parce qu'ils sont des enfants... Mais comme tu le dis, ils font des trucs de dingue dès leur première année, donc il n'aurait pas été "déconnant" de les voir  mener des investigations plus poussées.

L'un des exemples qui me vient en tête est une série, mais il doit y avoir des tas d'exemple dans la littérature jeunesse... Mais là, je pense à Riverdale ; les personnages ont 16 ou 17 ans, ils sont au lycée tout en menant des enquêtes policières, l'une est tenancière d'un bar clandestin, etc... et ça passe sans problème, et c'est agréable à regarder ! Parce que c'est dans l'univers et que c'est acquis que les jeunes agissent comme des adultes, dans cet univers-là. Dans Harry Potter, on est dans un univers de fantasy, un univers où la  magie est à l'oeuvre... Dans l'absolu, tout est possible ! Mme Weasley coupe des pommes de terre à distance grâce à la magie, cela ne nous aurait pas davantage choqué que Harry, Ron et Hermione soient un peu plus acteurs de leurs découvertes ! Mais je crois que le gros défi de JK Rowling a été de laisser ses personnages dans l'enfance et de ne pa les faire grandir trop vite. Et je comprends aisément ce choix. Mais pour moi, les personnages principaux subissent un peu trop et, comme tu le dis, ne font pas grand chose entièrement par eux-mêmes.
Même ma fille a parfois été énervée, les trouvant pas assez réactifs... Pour cette raison, j,ai trouvé le tome 7 d'un ennui mortel... On comprend que Harry ne sait pas où chercher les horcruxes, que Dumbledore ne lui a clairement pas laissé assez d'informations sur ce qu'il devrait faire... Mais à un moment, c'est un peu agaçant... Je trouve ça un peu dommage... Pour ma part, je trouve qu'effectivement l'intrigue est bien construite... Ppar contre l'apparition soudaine des reliques de la mort, on ne sait plus trop si Harry cherche les reliques ou les horcruxes... en vrai, il ne cherche pas vraiment quoi que ce soit car il est perdu lui-même... Bref ! Concernant les reliques de la mort, j'aurais trouvé intéressant qu'au moment où Harry reçoit sa cape d'invisibilité, ou un peu plus tard, il se questionne sur cet objet. D'où vient-il ? Quelle est cette magie si particulière ? Pourquoi semble-t-il être le seul à en posséder une ? À ce moment, Ron aurait pu lui parler d'une vieille histoire que lui racontait sa mère, ils auraient décidé tous les trois qu'il ne s'agissait que d'une légende... Hermione aurait pu faire quelques recherches sur cet artefact magique, en vain... et puis ça aurait pu rester en suspens... Mais là, ça tombe un peu comme un cheveu sur la soupe et on ne sait pas trop d'où ça sort... Ça m'a laissé un sentiment étrange.
Par ailleurs, j'aurais aimé que la recherche des horcruxes prenne plus de place, qu'ils trouvent par eux-mêmes quels étaient les horcruxes, qu'ils mènent une véritable enquête pour les localiser, etc... J'aurais trouvé cela plus intéressant. Mais en lisant, j'ai eu la nette impression que Rowling ne savait pas trop comment mener leurs découvertes, et qu'elle a donc décidé de faire intervenir Dumbledore et des personnes extérieures... C'était, selon moi, la solution de facilité. Et ça donne le sentiment que les protagonistes subissent un peu, et c'est dommage... (J'aime bien réécrire les livres !!)

Quant au personnage de point de vue, je ne dis pas que ça aurait dû sans cesse changer de personnage de point de vue, mais une fois à l'occasion, ça aurait pu être super intéressant. Le changement de personnage de point de vue permet souvent de mettre l'accent sur un événement très particulier sans avoir besoin de recourir à de longs monologues pour transmemttre de l'information. Dans le cas des monologues, le lecteur reçoit l'information d'une manière passive,  alors qu'avec un simple changement de personnage de point de vue, le lecteur reçoit l,info de manière active et c'est beaucoup plus agréable (pour beaucoup de lecteurs, j'entends bien que certains aiment les monologues interminables ! ^^)
Par exemple, je trouve que ça aurait pu être super intéressant de suivre Hermione à la bibliothèque lorsqu'elle va faire ses recherches sur le basilic, la voir juste fouiller sur les étagères, ouvrir et feuilleter des bouquins, savoir qu'elle a trouvé ce qu'elle cherchait, la voir déchirer une page d'un bouquin et partir en courant, sous le regard outré de Mme Pince... Et puis c'est tout. Sans savoir ce qu'il y avait effectivement sur cette fameuse page. Et puis on aurait pu retrouver Harry à son match de quidditch (si mes souvenirs sont bons), se demandant vaguement où est passée Hermione. Mais là, nous, lecteur, nous aurions su que Hermione avait trouvé un truc important, nous nous serions attendu à la voir débarquer sur le terrain de quidditch en criant qu'elle avait trouvé la solution.. Et elle ne serait jamais arrivée. On se serait inquiété pour elle, on se serait posé des questions, ça aurait rajouté une grosse tension narrative et j'aurais trouvé ça intéressant d'être détentrice de ce secret : de savoir qu'elle avait trouvé la solution. Je ne dis pas qu'il faut changer de personnage de point de vue sans cesse, mais parfois, cela peut rajouter un vrai plus au récit, cela peut nous donner des informations, en tant que lecteur, que le personnage principal n'a pas (dans mon exemple, que Hermione a trouvé un truc) sans nuire non plus au mystère puisque le lecteur n'aurait pas su davantage de quoi il s'agissait. Mais on se serait inquiété pour Hermione, et je trouve que cela aurait été intéressant.

Bon, j'y vais, car mes enfants sont en train de faire une syncope, me rappelant que je leur ai dit il y a 20 minutes : "j'arrive dans 3 minutes !" ^^

En fait, au début il ne sait pas ce que représente réellement Sirius dans toute cette histoire, alors il ne s'y intéresse pas. Ensuite, il apprend que Sirius est son parain. Il se laisse envahir par la colère. Et de toute façon personne ne semble vouloir lui donner la moindre information. Tous les adultes de ces bouquins semblent penser que s'il ne connait pas la vérité, il sera protégé et seul Dumbledore a fini par comprendre à la fin du tome 5 que c'était une erreur. C'est vrai qu'Harry aurait pu insister plus pour connaître la vérité. Il sait que McGonagall sait des choses, il sait que Remus connaissait ses parents donc je pense qu'il aurait pu essayer d'en apprendre plus sur ce qui s'est passé, c'est sûr... Mais dans ce cas-là, on lui aurait dit exactement la même chose : que Sirius était le meilleur ami de James, son parain, leur gardien du secret et qu'il les avait trahi et qu'en théorie, ça n'aurait pas été une surprise vu que c'est un Black. C'est à peine s'il y a eu un procès pour lui. Peter l'a piégé et la communauté sorcière était si pressée de passer à autre chose que ça s'est fait comme ça. Harry n'aurait rien trouvé de plus. Comment aurait-il pu alors que Dumbledore lui-même ne soupçonnait rien ? Comment aurait-il pu alors que Remus s'est torturé pendant toute une année avec cette histoire et apparemment les douze autres aussi parce que c'est le pire jour de sa vie et qu'il pensait Sirius coupable ? Si même Dumbledore et Remus étaient convaincus de la culpabilité de Sirius, alors comment Harry aurait-il pu découvrir la vérité d'une autre façon qu'en écoutant le récit de Sirius et en étant témoin du nom de Peter sur la Carte du Maraudeur ? Mais ils auraient pu investiguer autant que dans le premier tome où pourtant, c'était le seul qui demandait aussi peu d'investigation... Après dans le tome 2, ils ont été justement actifs dans leurs recherches pour trouver le monstre, l'entrée de la Chambre, sont allés voir les araignées, ont utilisé du polynectar. Pour le coup, le tome 2 est celui où ils ont vraiment beaucoup cherché :)

Moi, la série qui me vient en tête, c'est "Scooby-Doo, où es-tu ?" où les personnages principaux sont des adolescents qui résolvent des enquêtes ^^

Je pense qu'elle a essayé de leur faire prendre plus d'iniative comme on le voit à partir du tome 5 avec la création de l'AD et la frustration de Harry d'être tenu ainsi à l'écart parce qu'il est considéré comme trop jeune. Et en même temps, parfois, on a vraiment l'impression que les personnages principaux sont trop jeunes et pas aptes à faire quoi que ce soit. Parfois, j'ai envie de rire quand je vois Molly essayer de protéger Harry et Ginny d'informations sur la guerre, alors que ce sont les personnes les plus proches de Voldemort dans le sens où Harry a accès à l'esprit du mage noir et où Ginny l'a cotôyé pendant une année entière en tant qu'amie et qu'ils ont survécu aux choses horribles qu'il leur a fait. Et du coup, je me dis qu'ils sont bien plus aptes qu'elle a écouter ce genre de choses. Et pourtant, parfois, je me dis que même Harry est pas apte à se battre contre Voldemort et ses Mangemorts puisqu'en dehors du sortilège du patronus, on peut pas dire qu'il ait fait des merveilles non plus contre d'autres types de menances... À part bien sûr avec le Basilic, mais dans ce cas-là, c'est pas un exploit magique, vu qu'il a utilisé une épée.

Pour ce qui est de la cape. Je te rappelle que ce n'est pas un artéfact unique quand Harry obtient cette cape. Et le mot que lui laisse Dumbledore dit clairement que ça vient de son père, donc pour l'origine, il a pas besoin de plus, c'est amplement suffisant à ses yeux, c'est son héritage. On sait déjà que c'est pas un cas unique et que Ron en a déjà entendu parler sans que ce soit des légendes. On sait aussi que ce sont soient de simples capes enchantées, soit des capes faites avec des poils de demiguise (créature pouvant se rendre invisible). Il n'y avait donc aucune raison pour qu'Hermione aille faire des recherches ou que Ron pense directement à la légende des trois frères. Cependant, c'est effectivement dommage que Ron n'ait jamais parlé des contes de Beedle le Barde à Harry et Hermione étant donné que c'est son quotidien. Il se peut même que le livre traine quelque part dans sa chambre sans qu'on en ait entendu parler et c'est dommage :(

Je ne sais pas trop si c'était délibéré ou non de sa part, en revanche le manque d'investissement des personnages principaux.

Je comprends que ça puisse être intéressant, c'est d'ailleurs pour ça qu'elle a fait trois chapitres sans Harry. Et j'ai parfaitement compris que tu ne parlais pas de changement de point de vu toutes les trente secondes. Et je pense que tu dois être une fan d'ironie dramatique ;)

Cette scène que tu décrit aurait pu être très intéressante, mais il y a néanmoins un problème. Étant donné que ce changement de point de vu est fait pour se mettre à la place d'un autre personnage, si le lecteur ignore ce qu'est l'information qu'Hermione a découvert, alors ça ne sert à rien, tu comprends ? D'autant plus que des scènes de recherches dans les films ou séries paraissent toujours être si bien, mais dans les livres, si on doit décrire une scène de recherches où les personnages jonglent entre plusieurs ouvrages, comment faire ? Ils lisent des livres. Inception ! Je pense que c'est assez rébarbatif d'avoir un personnage qui lit des ouvrages dit "scientifiques" parce que ce n'est pas ça que veut voir le lecteur. Le lecteur ne veut pas avoir un essai sur les caractéristiques du basilic :)

Juste pour rappel : vous êtes largement hors sujet wink

Non, je ne pense pas que ce genre de scène aurait servit à rien ! ^^

Avec mes cocos, on s'est amusé à réécrire ce passage... parce que ma cocotte a été OUTRÉE qu'Hermione déchire un livre... et sans conséquence en plus, alors qu'on sait que Mme Pince est très stricte. Bref, je les ai fait partir du postulat qu'Hermione a effectivement déchiré le livre (parce que c'était plus drôle que d'imaginer qu'elle a vait sagement recopié le texte et rangé le livre à la bonne place sur l'étagère !!). On a donc imaginé que le soir, Mme Pince découvre le livre non rangé et... déchiré. Le livre n'a pas été rangé puisqu'Hermione était très pressée. Bref, que fait Mme Pince ? Mes cocos ont été unanimes, elle va voir Dumbledore et décide qu'il faut retrouver le coupable. Elle est dans tous ses états, les larmes aux yeux, elle a un malaise devant tant de cruauté livresque... Bref, Dumbledore lui propose de faire une annonce en début de repas, pour rappeler l'importance de prendre soin des livres à tous les élèves.
On a donc imaginé une Mme Pince soutenue par Rusard, lui tenant le bras, la réconfortant comme il peut, alors qu'elle prend la parole devant tous les élèves. Cela auarit été l'unique fois qu'on l'aurait vu en-dehors de la bibliothèque, et on en aurait appris davantage sur ce personnage qui aurait pu être, à mon avis, un brin plus utilisé. Là, d'une voix chevrotante, elle aurait dit qu'un livre avait été déchiré (petit malaise, Rusard la rattrape... !) et que le coupable devait se dénoncer, et que la page devait être retrouvée pour pouvoir réparer le livre. Elle aurai d'ailleurs peu faire un beau discours, ça aurait pu être super drôle !
Bref, Ron et Harry auraient pu, à ce moment, faire le rapprochement avec la présence d'Hermione à la bibliothèque ce jour-là.. Douter car Hermione a un amour des livres incommensurable, puis se dire que ça valait le coup d'exploiter cette piste... Car si Hermione avait déchiré la page, c'est que cette page comportait la solution. Ils auraient pu aller interroger Mme Pince sur le titre de ce livre, ils auraient pu galérer à l'obtenir et à consulter le précieux ouvrage, afin de retrouver ce que la page déchirée comportait comme information, grâce à l'index. Et hop ! Ils en seraient venu eux-mêmes au basilic.
Dans ce cas, cela aurait été intéressant qu'hermione n'ait pas la page déchirée dans la main, mais le miroir. Ils auraient pu trouver ce miroire plus tôt, puis après ce qu'hermione avait consulté à la bibliothèque, et ils seraient remontés d'eux-mêmes jusqu'au basilic. Et dans ce cas, la scène d'Hermione à la bibliothèque aurait introduit l'intervention de Mme Pince. Et avec mes loulous, on aurait trouvé ça plus intéressant ! ;-)

PS : Je me suis trompée pour la fin du second tome. Harry invoque Fumseck grâce à sa loyauté. Donc Harry doit cette victoire à lui-même...

Le Harry qu’on voit dans le sixième film n’est pas en désaccord avec celui du livre. Qu’est-ce qui te fait dire ça ? Le film est mauvais mais certainement pas à cause du jeu Daniel. Et si Rowling l’approuve, c’est qu’elle estime qu’il correspond au personnage qu’elle a inventé.

 

Quant à Hermione, elle n’a pas été élevée dans le monde des sorciers. Elle n’en a pas peur comme tous ceux dont les parents ont vécu la première guerre contre Voldemort. Elle a intégré le tabou et a du mal à s’en défaire. Ça n’a rien à voir avec le respect ou la terreur.

Je n'ai jamais remis en cause le jeu de l'acteur, je trouve même qu'il s'en sort très bien. Et de manière générale, tous les interprètes de cette saga font un travail époustoufflant, à mes yeux. Ils incarnent parfaitement les personnages des romans. Ce n'est pas ça le problème. Quand je dis que ça ne va pas je veux dire par exemple, il y a une vague scène dans le film où on voit Harry avec des difficultés à s'affirmer en tant que chef de l'équipe de quidditch de Griffondor alors que c'est pas du tout ça dans le livre. Et puis quand Hermione dit à Harry que Romilda veut lui faire boire un filtre d'amour parce qu'elle pense qu'il est l'élu et qu'il répond "je suis l'élu" presque fièrement alors qu'Harry déteste être vu comme l'élu. Le sixième film est très mal retranscrit. Le livre donne des informations capitales sur le passé de Voldemort, l'intrigue pour la résolution finale et plein d'indices sur l'identité du Prince. De plus, la mort de Dumbledore est plutôt baclé dans le film. Ils ont voulu faire une scène de bataille dans le film. Très bien. Pourquoi en inventer une à noël alors qu'il y avait la bataille de la tour d'astronomie pour la mort de Dumbledore ? Et puis mettre Remus et Tonks ensemble ? Je me contenterai de dire que ça occulte de fait toute la psychologie du personnage de Lupin. Pourtant, elle a laissé le film sortir et je ne comprends toujours pas pourquoi...

Pourquoi a-t-elle intégré le tabou et pas Harry ? Je me suis fait cette réflexion à 6 ans et je continue de me la faire maintenant ? Et si tu parle d'intégrer un tabou, ça a forcément avoir avec le respect ou la peur, désolée de te l'apprendre. Parce que soit, elle a fini par intégrer le tabou comme les autres et commencer à craindre de prononcer son nom (comme c'est le cas vu qu'elle baffouille comme ceux qui en ont peur), soit c'est par respect pour ne pas froisser ou inquiéter ceux pour qui c'est tabou. Parce que si ce n'est aucun des deux, il n'y a aucune raison pour qu'elle ait intégré l'information comme étant tabou et elle agirait comme Harry sur ce point-là, ce qui n'est pas le cas.

Je suis totalement d'accord avec toi pour Nicolas Flamel. Vu tout ce qu'elle a créé autour, elle aurait pu nous créer un alchimiste de toute pièce. Mais après comme c'était son premier livre, peut-être qu'elle a justement préféré prendre un alchimiste connu. Si cette intrigue était venue plus tard, peut-être qu'on se serrait retrouvé avec quelqu'un d'autre. Personnellement, c'est pour toutes ces raisons que le tome 1 est celui que j'aime le moins. L'intrigue de Nicolas Flamel et les épreuves de fin, plus les tentatives de fuite des Dursley au début, j'ai trouvé ça un peu lourd. Surtout que je me souviens que la première fois que j'ai lu du Harry Potter, j'avais volé un des livres à ma soeur et c'était l'Ordre du Phénix, sur le coup, j'ai pas tout lu, évidemment, mais les quelques passages m'avaient bien plus captivée que tout le premier livre. Je n'ai réussi à tenir le premier livre que parce que je savais que les autres étaient plus palpitants. Parce que oui, après ça, je ne m'étais pas contentée d'aller voir le tome 5, mais j'en ai fait de même avec tous les tomes. Ce qui fait qu'avant d'avoir fini le premier, j'avais déjà lu plein de scènes de façon désordonnées dans tous les autres tomes.

Je dois avouer que si j'aime autant le tome 3, moi, c'est parce que Remus Lupin fait parti de mes personnages préférés et que l'intrigue autour de Sirius et de Peter était quand-même géniale. J'ai adoré tous les récits explicatifs et en découvrir plus sur la raison pour laquelle Harry avait perdu ses parents. Puis le principe des Détraqueurs et du patronus. Tout ça instille une atmosphère qui me plait beaucoup ! ^^

Et pourtant, je me suis dit aussi qu'à la place d'Harry, je n'aurais pas été capable de croire le récit de Sirius et Remus. Parce que leur faire confiance avec ce type de réputation, c'est... enfin voilà, quoi. J'aurais plutôt été soulagée par l'apparition de Rogue à sa place et Sirius et Remus auraient subi à tort le baiser du détraqueur. Et fin du livre ^^'

Justement, j'adore ce principe d'un tome par année scolaire. Je crois que c'est ce que j'aime le plus ! Parce que j'ai quand-même l'impression que chaque année est unique donc ce n'est jamais trop répétitif. Ceci-dit, je veux bien admettre que parfois quand elle fait le quotidien à Poudlard avec des devoirs, je trouve ça un peu... j'ai pas le mot adéquat. Par exemple, dans le tome 6, Harry fait un devoir (un rouleau entier de parchemin !) sur la façon de repousser les détraqueurs. Et Harry a contesté le point de vu de Rogue sur la façon de s'en débarrassé ? Donc Harry a trouvé un moyen plus efficace que le patronus pour se débarasser d'un détraqueur et on en entend plus jamais parler ? Et c'est normal ? Et puis un rouleau pour parler d'un sort ? Qu'est-ce qui peut bien être aussi long ? Il fait pas une dissertation philosophique. Il est censé donner le meilleur moyen de repousser un détraqueur. Déjà que le patronus ferait pas un truc aussi long, mais alors qu'est-ce que Harry qui a appris tout sur les détraqueurs avec Lupin peut bien connaître de plus que nous, lecteurs qui sommes de son point de vu ne pouvons savoir et que la communauté sorcière ignore, alors que c'est tellement plus efficace qu'un patronus ? Je me suis peut-être laissée emporter. C'est juste que ma soeur m'a lut cette scène il y a quelques jours en soulevant l'incohérence et que du coup, j'ai fait beaucoup de recherches pour essayer de trouver quelque chose de plus, sans le moindre succès... :(

Je n'ai jamais été une grande fan d'action. J'adore les intrigues bien ficellées. Et dans l'ensemble, l'intrigue de fond autour de Voldemort est très bien mise en place, et ce, dès le premier chapitre de la saga littéraire. Alors c'est peut-être pour cette raison que je n'ai pas de problème comme toi avec les monologues ^^

Je suis d'accord avec le fait qu'Hermione n'ai pas lâché Harry et fasse preuve à sa façon d'une grande loyauté, tout comme Ron. Ce n'est pas ça le problème, évidemment. Je suis parfaitement consciente que le seul domaine dans lequel il a un talent particulier c'est les échecs, donc en théorie un jeu de stratégie. Et d'ailleurs, son côté stratège aurait pu, de ce fait, être plus présent dans les autres livres. Je suis d'accord que Ron n'a rien de spécial. Il aime le quidditch et joue dans l'équipe de Griffondor (un peu tard dans la saga, donc bon...), mais ça, c'est partagé avec Harry, ses frères et sa soeurs. Ensuite, il est extrêmement loyal, mais on va pas se mentir, en dehors de Peter, aucun autre personnage n'a réellement changé de camp. Rogue l'a fait par amour pour Lily et est resté fidèle à ça jusqu'au bout. Drago et Narcissa Malfoy n'ont jamais réellement fait parti du camp de Voldemort et ce sont retrouvés embarqués dans cette histoire à cause de Lucius. Mais dans l'ensemble, pas un seul personnage près de Harry n'a montré un seul instant un manque de confiance ou une envie de tout abandonner comme Peter l'a fait. Ron se révèle être un très bon dueliste à la fin du tome 6 (comme beaucoup des membres de sa famille comme on le verra pendant la bataille finale), donc une bonne aptitude pour la défense contre les forces du mal. Dans quoi Harry excelle ? La défense contre les forces du mal. Par conséquent, il n'a pas quelque chose qui lui est propre en dehors des échecs qui est un jeu de stratégie qui aurait pu aider Harry et Hemione à un moment dans l'histoire et ce n'est jamais vraiment le cas. De manière générale, le personnage aurait effectivement mérité plus d'approfondissement et une évolution plus marquée. Tout comme Hermione. À la fin du tome 1, je vois une réelle différence, une réelle évolution, comme Ron qui a prit un peu plus confiance en lui, mais après ça, j'ai l'impression que ces deux personnages stagnent dans leur rôle bien défini et c'est dommage.

Tu as aussi raison pour le passé d'Hermione et sur le fait qu'elle ne voit pas assez ses parents. Personnellement, je pense que n'importe quel parent normalement constitué aurait dit "Non, Hermione, tu n'iras pas au quatier général de l'Ordre du Phénix pendant les vacances de noël. À un moment donné, j'aimerai bien que tu passes un peu de temps avec nous étant donné qu'on ne te voit presque jamais, surtout si c'est pour aller dans un QG à cause d'un guerre dans laquelle tu ne peux même pas participé parce que tu n'as pas l'âge.". Je sais qu'Hermione est la meilleure amie d'Harry, mais à un moment donné, c'est aussi occulter le fait qu'elle ait une vie en dehors de lui. En théorie, elle a des parents, toute une famille, vraisemblablement pas réellement d'amis avant Poudlard parce qu'elle est justement une insuportable miss-je-sais-tout comme dirait Rogue. Je pense que c'était nécesaire de limiter ça pour J.K. Rowling pour éviter de créer un déséquilibre dans le trio. Parce que si on récapitule, le point du vu est celui de Harry, ensuite, il passe le plus clair de son temps avec Ron, passant les vacances avec lui, donc si Hermione ne se pointait jamais pendant les vacances, elle aurait probablement été vu comme trop éclipsée par les deux garçons toujours fourrés ensemble. Et ça n'aurait pas forcément donné l'impression d'un trio équitable.

Après un passé comme ça peut devenir une force justement. Parfois, à trop mener une existence calme et sans rebondissement, l'ennui s'installe et le protagoniste a envie de changement, veut de l'aventure, devient grincheux, peut avoir du mal à surmonter les obstacles quand ça devient trop difficile, peut idéaliser l'aventure comme quelque chose d'excittant. J'ai ma propre héroine qui idéalise justement un peu trop l'aventure et qui va petit à petit se rendre compte que ce n'est pas toujours ce qu'il y a de mieux. Cependant, elle aura toujours besoin de bouger parce que vivre une vie tranquille ne l'intéresse pas. Et elle va être sans cesse tirallée entre son envie d'aventure et le coût que cela représente.

Si tu veux un truc qui la fasse sortir du lot, mets-lui un noeud papillon ;)

Désolée, c'est une référence à Doctor Who, j'étais obligée, c'est ma série préférée :)

Déjà, si tu arrives à cerner ce qui manque par rapport aux autres, c'est déjà un bon point. Un passé fade avec un fort caractère, c'est un excellent contraste. Et puis comme tu l'as dit, ton héroine est vouée à évoluer, donc qu'elle paraisse un peu fade au début avec une histoire simple, noyée dans ses problèmes et se révélant au fur et à mesure, c'est aussi très bien :)

J'ai le problème inverse. J'ai l'intrigue et les personnages bien fisselés, mais je suis encore en train de travailler sur mon univers. J'ai déjà les grandes lignes, bien sûr. Telle et telle espèce avec tel système et une culture inspirée de russie, japon ou hindou. Mais j'ai du mal à créer des légendes, des mythes, des croyances ou des personnages secondaires, récurrents ou simplement passagers. La faune et la flore, c'est une horreur aussi. Il existe tellement de chose et c'est tellement minutieux que je me dis que je n'en verrais jamais le bout et ça me désespère :/

Je suis d'accord avec ça, chaque auteur a besoin de son temps aloué, il ne faut juste pas trop en abuser, à mon avis. Moi-même, je pense qu'avant d'avoir un réel roman, je vais devoir passer par plusieurs années de travail acharné. Et si tu n'as pas encore d'intrigue bien mise en place, ne passe pas encore à la phase d'écriture, c'est sûr que ça évitera les incohérences. Je suis persuadée que l'intrigue doit être l'une des choses à préparer le plus avec soin pour éviter d'entendre que ça n'aurait jamais dû finir ainsi ou qu'il y avait telle autre chemin à prendre ^^

C'est pas grave pour le long pavé, je ne fais pas mieux en la matière ^^

Je fais aussi des lectures ultra critiques ou même des visionnages. Dès que je vois ou lis un truc, c'est automatiquement analysé et critiqué, et ce, peu importe à quel point j'aime l'univers, les personnages et tout. C'est plus fort que moi. Et j'adore ça, quand-même. Parce que tu as raison, un auteur n'est pas exempte d'incohérence et de maladresse, il faut juste les réduire au minimum et rendre le tout brillant pour être facilement accepté. Le devoir du tome 6 que j'ai cité n'est que vaguement mentionné dans deux phrases, je l'ai relevé, disséquer, mais ça ne m'empêche pas d'être admirative du travail de J.K. Rowling sur d'autres points ^^

Ta soeur doit être ravie de savoir que tu as volé ses livres...

Je ne vais répondre que sur Nicolas Flamel : l'erreur, à mon avis, n'est pas d'avoir choisi Nicolas Flamel, mais d'en avoir fait un mystère. Ce qu'elle a voulu faire est évident, elle ne l'a pas choisi pour rien : elle a pris une figure controversée de l'histoire (et les alchimistes, c'est génial pour ça) et l'a confirmée comme une personnalité magique, tout simplement. C'est assez classique, comme pour Raspoutine dont on fait un sorcier dans le film animé "Anastasia" parce qu'il avait (semble-t-il) des capacités étranges. C'est comme aller chercher un nom parmi la liste des sorcières des procès de Salem et confirmer que l'une d'entre elles était bien une sorcière, à ceci près que le nom sera moins connu. Donc l'erreur est d'avoir fait un grand mystère de QUI est Nicolas Flamel.

Normalement, j'en ai déjà parlé à ma soeur, ne t'inquiète pas pour ça. Si elle a oublié, ce n'est pas ma faute ^^

Oui, c'est exactement ça le problème ! Le msytère autour de l'identité. Elle aurait dû choisir soit de créer un personnage de toute pièce et de mettre en scène le mystère, soit d'utiliser Nicolas Flamel sans en faire un mystère ^^

Peut-être qu'elle n'apprécie pas le rappel...

Pour un premier livre, créer le personnage de toute pièce ne me paraît pas le plus indiqué pour le fabricant de la pierre philosophale... Nicolas Flamel est connu pour ça. Ou alors, il aurait fallu créer un autre personnage tout en disant que Nicolas Flamel s'était attribué le mérite de cette création... De fait, on n'aurait pas eu comme titre "Ncolas Flamel" mais le "Nom du vrai fabricant de la pierre". Et là, on aurait eu un mystère...

Peut-être ^^

Oui, ça aurait été peut-être préférable, mais je doute que J.K. Rowling voulait faire de Nicolas Flamel un excroc et pas besoin vu qu'on en a un comme professeur dans le tome suivant ^^

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