Les architectes et les jardiniers n’existent pas !

Les architectes et les jardiniers n’existent pas !

Il y a plusieurs semaines, l’autrice Cécile Duquenne partageait dans sa newsletter journalière un test de personnalité pour écrivain-e. Il permettait de déterminer si l’on était architecte, jardinier, archinier ou jarditecte.

S’en sont suivi nombre de remerciements sur les réseaux sociaux pour avoir mis le doigt sur le fait que la plupart des écrivain-e-s n’étaient pas tout l’un ou tout l’autre, mais un mélange des deux.

Et, ça m’a horrifiée.

Le test de Cécile Duquenne est top, là n’est pas la question (d’ailleurs, j’adore ses réflexions autour de l’écriture et du métier, n’hésitez pas à la suivre vous aussi). Ce qui m’a horrifiée, ce sont 2 choses :

  1. Les gens ont besoin de se mettre dans une case et d’y rester, et ce, même s’ils s’y sentent mal.
  2. Personne ne semble avoir vraiment compris le concept.

 

Petit rappel avant de continuer

Cette histoire de jardinier et d’architecte vient d’un côté d’une théorie en narratologie (la discipline qui étudie les techniques et les structures narratives mises en œuvre dans les textes littéraires ou toute autre forme de récit) et d’une citation de G.R.R. Martin.

En narratologie, on estime qu’il y a deux manières principales d’écrire des récits :

  1. la méthode structurale qui consiste à construire son récit à grand renfort de plans, fiches, schémas, organigrammes et de finir par avoir une bible plus épaisse que le roman avant de se lancer dans la rédaction.
  2. la méthode scripturale qui consiste à ne (presque) rien faire en amont pour laisser libre cours à sa créativité et se lancer dans la rédaction le plus vite possible.

Théorie reprise par G.R.R. Martin dans une interview donnée au journal The Sidney Morning Herald :

J’ai toujours dit qu’il y avait deux types d’écrivains. Il y a les architectes et les jardiniers. Les architectes créent des plans avant même d’enfoncer le premier clou, ils conçoivent toute la maison : l’emplacement des tuyaux et le nombre de chambres, la hauteur du toit. Ils ont tout prévu, contrairement, aux jardiniers, lesquels estiment qu’il suffit de creuser un trou et semer la graine pour voir ce qui arrive. Je pense que tous les écrivains sont à la fois des architectes et à la fois des jardiniers, mais ils ont tendance à tendre vers un côté ou vers l’autre, et je suis certainement plus jardinier.

Vous l’aurez compris : les architectes sont les structuraux et les jardiniers, les scripturaux.

 

« Ok, où est le problème ? » vous demandez-vous, peut-être

Le problème, ou plutôt les problèmes (puisque j’en ai soulevé 2) sont que personne, je dis bien PERSONNE n’a jamais dit qu’on était 100% l’un ou 100% l’autre. Or, je croise trop de personnes qui se revendiquent de l’un ou de l’autre, mais qui, finalement, ne bouclent jamais un seul récit et ne se remettent jamais en question de savoir s’ils se sont mis dans “la bonne case”. Je mets des guillemets parce que, je le répète : personne n’est 100% l’un ou 100% l’autre.

Même G.R.R. Martin le dit :

Je pense que tous les écrivains sont à la fois des architectes et à la fois des jardiniers, mais ils ont tendance à tendre vers un côté ou vers l’autre.

Le premier problème vient du fait que trop de jeunes écrivains et écrivaines se rangent dans une case selon des préjugés (“un vrai écrivain prépare tout à l’avance”, “une vraie écrivaine va au feeling”, “si on prévoit tout à l’avance, on n’est pas un-e vrai-e artiste”, etc.) au lieu de se focaliser sur eux-mêmes, sur leurs envies et leurs besoins.
Ce n’est pas la quantité de préparation, de relectures ou de corrections ni votre méthode qui font de vous des écrivains ou des écrivaines, c’est le fait d’écrire tout court. La méthode, on s’en fout.

On se range dans une case APRÈS s’être mis à l’écriture et pas avant. Notre profil d’écrivain et d’écrivaine se définit par la pratique et l’expérience. Pas sur des préjugés et des mythes par rapport au métier.

C’est là où je croise encore trop de personnes qui se revendiquent de l’un ou de l’autre, mais qui, finalement, se sentent bien mal dans leur case dont ils et elles ont elles-mêmes défini les limites. L’écriture demande en permanence de se remettre en question, de se demander de quoi on a besoin, avec quoi on a envie de travailler.

Si vous ne parvenez jamais à la fin de vos projets, avant d’accuser le texte, le temps ou votre entourage, demandez-vous si vous travaillez de la bonne manière (la bonne manière pour vous).

C’est bien beau de crier haut et fort que vous êtes jardinière, que vous n’avez pas à créer de plans parce que vous êtes jardinière, mais pleurer ensuite parce que vous ne finissez rien. Et si vos échecs répétés venaient justement d’un manque de préparation et de structure ? Parfois il ne faut pas grand-chose, juste un petit quelque chose à ajouter votre méthode pour que ça passe.

Dans l’autre sens, se revendiquer architecte et se sentir coincé-e, à l’étroit, enfermé-e dans ses plans et ses fiches, les vivre comme un dur labeur signifie probablement que vous avez besoin de vous laisser plus de liberté.

Vous enfermer dans un archétype parce que vous voulez coller un stéréotype que vous vous êtes inventé ne fera que vous empêcher d’écrire.

Maintenant, le second problème : mon impression que trop de personnes n’ont rien compris à ce système.

On le répète encore une fois : personne n’est 100% l’un ou 100% l’autre. Et, pire !, notre profil change même en fonction des projets et avec le temps !

Pourtant, trop de personnes brandissent leur archétype comme un étendard prouvant leur appartenance à un camps. Trop souvent, je vois des “affrontements” architectes vs. jardiniers. Nous ne sommes pas en compétition les uns contre les autres. Aucune méthode n’est meilleure qu’une autre. La seule qui compte est celle qui vous convient. Il y a autant de méthodes d’écriture que d’écrivains.

Aussi, lorsque l’on dit que l’on est architecte ou jardinier, cela signifie que l’on est “majoritairement” l’un et l’autre en minorité. A vous de déterminer la répartition des deux profils pour vous et ce que cela implique dans votre manière d’écrire. Et de corriger aussi ! Je connais une jardinière qui se lance dans ses projets en total freestyle (enfin presque : elle fait quelques fiches pense-bête et des cartes pour être sûre de s’y retrouver), mais qui s’attelle à la réécriture avec plus de méticulosité que certains architectes que je connais (y compris moi).

En outre, comme je l’ai dit, on n’a pas le même profil en fonction des projets. Certains projets ont juste besoin de sortir des tripes et d’autres demandent une préparation précise.

Pour vous illustrer mes propos, je vais vous parler de mon cas :

J’aime bien dire que je suis 70% architecte et 30% jardinière. Mais ça, ce n’est que pour mon projet Neph et Shéa.
Quand je me lance dans des nouvelles, je suis jardinière à 90% : je prends quelques minutes pour faire un semblant de plan, je prends deux-trois notes pour les perso et je me lance. Et encore !, ça, c’est pour les nouvelles “complexes” comme Le Tournoi. La plupart du temps, je prends 5 minutes en regardant le plafond pour penser au(x) personnage(s), au ton, au cadre spatio-temporel et à l’action. En somme, ce que je vous apprends à faire en une semaine avec Écrire une nouvelle en 7 jours, je le fais en deux ou trois heures wink

En revanche, je bosse en parallèle sur la préparation d’une uchronie (une révision de l’histoire) et, là, j’ai besoin d’être architecte à 90% tant ce roman me demande de recherches et de préparation pour respecter l’Histoire.

Et je suis sûre que, pour vous, c’est la même chose ! Vous n’avez pas besoin de la même méthode pour tous vos projets.

De même, on change beaucoup avec le temps aussi. Plus on passe du temps à écrire et mieux on se connait. Certaines étapes de la préparation ne sont plus nécessaires et on peut se permettre de se faire confiance.
Le pourcentage de mon côté architecte diminue avec les années parce que je me connais et je me fais confiance. Je sais comment je pense, comment je travaille et je peux anticiper les problèmes.

Donc voilà…

Tout ça pour vous dire que les architectes et les jardiniers n’existent pas, qu’il n’y a que des écrivains, des écrivaines et des projets qui nécessitent des méthodes et des quantités de préparation uniques.

Avant de proclamer haut et fort que vous êtes jardinier/jardinière ou architecte, soyez vous-même. Vous verrez, les choses se passeront mille fois mieux wink

 

Allez ! C’est tout pour aujourd’hui ! wink

N’hésitez pas à me donner votre avis et votre ressenti sur la question.

 

Prenez soin de vous !

Commentaires

"On le répète encore une fois : personne n’est 100% l’un ou 100% l’autre. Et, pire !, notre profil change même en fonction des projets et avec le temps !"

Là-dessus je suis d'accord. Un projet peut demander plus de préparation qu'un autre. Je ne comprends pas pourquoi il y a encore des gens qui se mette une étiquette sur le front. Et il y a encore des affrontements ?? Mais ils n'ont vraiment rien d'autre à faire ? Écrire leur bouquin par exemple ?

En effet, ma méthode est différente parmi mes fanfictions. Pour celle d'Erika, je suis la narration de base en visionnant les épisodes. Et je me dis "Erika peut intervenir là mais elle doit être en retrait à ce moment-là" et c'est tout. En revanche pour PRS et mes romans, je suis beaucoup plus architecte que ça (PRS étant le pire car énorme projet de fanfictions).

J'ai fait le test pour connaître la tendance. Et je me reconnais parfaitement dans le fait que je varie en fonction des projets. Pour mon roman, j'ai besoin de renforcer mon côté architecte afin de l'enrichir. Mais pour des nouvelles, je suis comme Monde fantasy. Peu de travail préalable et beaucoup de feeling ! 
A ce jour, je n'ai hélas encore pas réussi à me faire publier. Mais je continue d'écrire car c'est ça qui m'aide à m'épanouir et je me perfectionne car oui j'ai besoin d'un peu plus de structure pour enrechir mes personnages. 
Je suis "incasable" dans la vie, alors je ne vais pas me mettre dans une case dans mon écriture. Je pioche des deux côtés pour pouvoir offrir de bons récits à mes éventuels lecteurs ! 

J'ai commencé à écrire et développer ma propre méthode, tester des trucs, bien avant de comprendre ce qu'est un architecte ou un jardinier, et finalement je ne me suis jamais revendiquée de l'un ou de l'autre et une fois que j'ai eu compris de quoi il retournait, il m'avait semblé que je faisais partie des deux. J'en ai pas pris ombrage, mais je me disais de temps en temps que les autres avaient l'air de bien savoir ce quel côté ils étaient ! Je tends plus vers le jardinier, cependant. Je pars quand même avec des grands jalons de mon histoire (le début, la fin, ce que je veux raconter et des scènes charnières au milieu) et j'ai aussi une frise chrnologique pour me permettre de pas me perdre et de bien marquer quel truc arrive avant quel truc, etc. (bien pratique quand on a deux lignes de temps ! bref). Cependant, elle n'est pas précise au point d'être au jour près, loin de là ! Elle ne me sert juste qu'à dire quel événement se déroule avant ou après quel autre, mais je ne note à l'avance aucun espacement de jours à moins que ce soit important pour l'intrigue. De même, j'ai déjà essayé le plan par chapitre, ça m'a tuée, donc plus jamais ! Par contre j'ai une ppoignée de fiches de personnages (qui m'aident surtout au début quand je sais pas trop où je vais puis j'arrête vite) et une carte de la ville/monde parce qu'à un moment donné entre ce qui est à l'Ouest, ce qui est de l'autre côté, etc., ça peut devenir un peu compliqué. Mais ça reste des schémas et pas des trucs précis. Je suis plus jardinière mais je ne pars pas sans savoir où je vais planter mes buissons !

D'ailleurs, cette division si marquée me fait bien rire, parce qu'allez demander à un Le Nôtre s'il n'avait pas des dessins, des plans, des mesures et des tracés ce qu'il allait faire dans les jardins de Versailles ! Les jardins à la française sont connus pour dominer la nature là où le jardin à l'anglaise la laisse plus ou moins vivre (du moins en apparence) et si on parle des jardins japonais, c'est pire ! À chaque fois qu'on me parle d'architecte ou de jardinier, je vois Versailles. Versailles sont grands château tout bien construit, tout bien ordonné, symétrique, calculé, qui a demandé des années de travail ; et ses jardins, tout bien ordonnés, tout bien construits, symétriques, qui ont demandé... des semaines voire bien plus !

Je te trouve très juste dans ta manière de soulever le premier problème ! Ce qui compte, c'est ce qui nous convient à nous ! Et c'est bien pour ça que j'ai un peu de mal avec les livres qui se prétendent nous donner une méthode sur comment écrire un roman et qui présentent ça comme un truc à suivre alors que plus propablement le lecteur ira y piocher de ci de là en fonction de : ses besoins ! Et puis, avec l'expérience, on sait déjà ce qui peut nous convenir ou pas (tout court ou à un instant T) par exemple je sais que la méthode flocon n'est pas ppour moi ; mais je tenterais bien un NaNo dans quelques temps, pour le défi, alors que je m'y étais toujours refusée jusque-là parce que ça ne me convenait pas, mais maintenant je me dis pourquoi pas : pour la simple raison que l'on évolue, nos méthodes et nos besoins aussi ! Et quand sur un forum Untel ou Untel demande une méthode sûre pour faire telle ou telle chose je réponds toujours : ça dépend ! Combien de pages dans un chapitre ? Ça dépend ! Combien de personnages principaux ? Ça dépend ! Ces deux mots peuvent répondre à 90% des questions qu'on se pose ! Même : "féminiser les grades de mon armée dans ma SF ?" → ça dépend ce que tu veux raconter ! 90% du temps la réponse dépend des besoins et des envies de l'auteur ! Je pense que c'est la principale leçon que j'ai apprise en écrivant !

Pour mes projets sérieux, je suis 80% jardinière et 20% architecte, je pense. Pour mes projets pas sérieux, je suis 95% jardinière : les notes que je prends sont plus des penses-bêtes (âges des personnages, régions d'origine, etc.) et je note au fur et à mesure de l'écriture les trucs qui me viennent pour pas les oublier (le passé torturé d'Untel, etc.) encore que pas toujours, la plupart du temps ça reste dans ma tête jusqu'à ce que ça sorte. Comme je suis nulle à écrire des nouvelles, j'ai beaucoup plus de mal à partir en freestyle donc je dirais que j'inverse la tendance. Je dois être à 60% architecte et 40% jardinière parce que j'en écris tellement jamais que je ne peux pas me lancer sans une strcuture, un plan (même si je ne l'écris pas), des notes, une ambiance claire, etc. Ne serait-ce que parce que je n'ai déjà pas confiance en ma capacité à finir la nouvelle, donc si je me dis "je verrais la fin plus tard", il est fort à parier que je ne l'écrive jamais !

Je n'ai pas lu beaucoup d'articles sur ce blog pour le moment, mais je suis impressionée du fait qu'ils sonnent tous tellement juste. Celui-ci ne fait pas exception ! Je n'écris que depuis quelques années et de manière très irrégulière, et je le fais uniquement pour mon plaisir (bien que j'ai débuté un projet sur Wattpad, toujours au stade du chapitre 1). Je ne me suis donc jamis considérée comme appartenant à la communauté des "vrais" écrivains, faute d'un meilleur terme, et n'ai pas prêté grande attention à ce qu'étaient des jardiniers ou des architectes. Ce n'est que récemment que j'ai découvert la signification de ces mots dans le contexte de l'écriture. J'ai beau ne jamais finir me histoires, j'en commence énormément et j'ai donc pu remarquer que j'avais tendance à y aller au feeling. Ce qui ne m'a pas empêché de noter que les quelques histoires qui avançaient plus possédaient toutes une table des matières. C'est tout simple, mais ça m'aide beaucoup à structurer mon histoire, à savoir où j'en suis. Il y en a une en particulier pour laquelle j'ai créé un court dictionnaire de la langue que j'ai inventée, une (très) brève description physique des principaux personnages, leur rôle dans l'histoire et quel est leur caractère et les expériences qui l'ont forgé en deux lignes. J'ai pa mal avancé dans ce projet-là et je me suis rendue compte que si ma personnalité me vaut d'être désordonnée et logiquement, jardinière, j'ai désespérément besoin d'organisation, ce qui est plus architecte. Je suis donc à 100% d'accord avec vous.

C'est pareil pour ce qui est de la méthode qui s'adapte en fonction des projets. Je n'ai écrit qu'une seule nouvelle dans ma vie d'à peine 2 pages, j'ai donc moi aussi regardé dans le vague pendant 20 minutes jusqu'à ce que l'inspiration me tombe dessus puis me suis penchée sur mon carnet pour me relever une heure plus tard, ma mini-nouvelle écrite au fur et à mesure que les idées me venaient de A à Z. J'ai même changé d'idée pour le dénouement en cours de route ! Mais pour les projets plus sérieux, j'ai vraiment besoin d'un tas de fiches, de feuilles remplies de gribouillis d'idées, de croquis de mes personnages, d'une table des matières et parfois même une carte du monde que j'invente. Je dirais donc, bien que ma personnalité se rapproche plus naturellement de l'attitude jardinier, que je suis 50-50.

Merci pour cet article !

C'est drôle d'appréhender ce concept d'architecte/jardinier tandis que j'ai fais mon " choix " il y a bientôt 3 semaines de ça. Je pensais qu'il était bon d'être " architecte ", mais après réflexion, labeur et lassitude, j'ai réalisé que les fois où j'avais tenté d'y aller au feeling avec ce que j'avais, prenait certes du temp car je me connaissais maniaque dans la qualité de mes écrits, mais ce temps passé à écrire et où je m'épanouissait en dépit des nombreuses heures passées, se retrouvaient engloutit par cette volonté que j'avais d'être fin prêt pour débuter la phase d'écriture, la vrai, pas le tatônnement. Et quelle endouille j'ai été durant tout ce temps !

En fin de compte, j'ai réalisé que ce côté " architecte " que je me voulais tant pour être infaillible, n'était que le reflet de cette peur que j'avais de me dire qu'écrire en free-style allait finir par me peser tant mon tempérament maniaque (en écriture), me prenait du temps. Finalement, je me suis accepté cela (pour de vrai), et je re-découvre la joie d'être de nouveau créatif et sa ressent dans la force de mes écrits (du moins du " peu " que j'en ai écris).

Bref, cette question, je pense que quiconque ce revendique écrivain ou non (tant est qu'il écrit), ce la pose de facto. Et se positionner quand à cette question " fantôme " n'est pas forcément simple, mais me concernant, si j'avais confiance en mon projet et en ma capacité de l'appliquer, j'en avais moins à revendre pour m'organiser de sorte conjuguer mon tempérament maniaque (qui me prend beaucoup de temps, bien que le travail une fois fait me convainque), et mon manque d'organisation (savoir ce qui me suffit pour me lancer dans un projet et ne pas perdre de ce temps à vouloir me préparer plus qu'il n'en faut en pensant gagner du temps sur la rédaction).

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