Ma vie, mon roman #6 : Mon nom de plume


Au début, je pensais je vous faire un article plus généraliste et impersonnel. Mais j’ai fini par opter pour mon cheminement de pensée, je pense que ce sera plus parlant pour vous exposer plusieurs manières de trouver un nom de plume.

Voici donc la question à 10 000€ :

Pourquoi ai-je choisi de prendre un nom de plume ?

Pour séparer ma vie d’auteur de mes vies personnelle et professionnelle. De même que, pour séparer ma vie réelle de ma vie virtuelle, j’ai choisi un pseudonyme pour voguer sur la toile, car oui, Zahardonia est un pseudo 😉

Mais alors, vas-tu reprendre Zahardonia comme nom de plume ? Me demanderez-vous. (Il s’agit, en effet, d’une question qui m’a été souvent posée).
La réponse est… non. C’est quasiment imprononçable et impossible à écrire de mémoire. De plus, l’un des personnages de mon roman porte ce nom et c’est une reine — celles et ceux qui m’ont lue sur wattpad voient sûrement de qui je parle 😉 — et je n’ai pas envie d’entendre sempiternellement les remarques « Ah ben celle-là, elle s’autoproclame reine, elle ne se prend pas pour de la m*** ». Que cela soit pour rire ou pas, au bout de la 10e fois, ça devient fatigant, je ne vous dis pas au bout de la 20e
Donc voilà, avoir un nom de plume que personne ne sait retenir, prononcer ou écrire, ce n’est pas top d’un point de vue marketing, vous en conviendrez.

La deuxième raison, c’est que mes vrais noms et prénoms sont très communs, ce qui ne m’aidera pas à me distinguer de mes homonymes sur le web. Ce qui signifie que si vous faites une recherche avec mon vrai nom, vous n’êtes pas près de tomber sur moi. Et ça, quand on a envie de se faire connaître, au moins un peu, c’est pas bon.

J’aimerais tout de même préciser que je n’écris pas dans le but de devenir la nouvelle J.K. Rowling ou que sais-je encore et ainsi juste me remplir les fouilles ! Je pense que chaque écrivain (auto)publié sait pertinemment bien que ce métier n’est ni facile ni enrichissant d’un point de vue pécuniaire, mais que c’est un métier de passion qui demande beaucoup d’investissement en temps pour peu de retours. Mon but n’est donc pas de trouver un nom vendeur mais bien un nom qui me plaise et qui ne soit pas en rapport direct avec mon identité « réelle » afin de protéger ma vie, mes proches et mes homonymes.

La troisième et dernière raison : je rêve d’exporter mes histoires dans la langues de Shakespeare. De ce fait, avoir un nom un peu plus prononçable est un plus. Mais bon, là je vous avoue que je rêve un peu… beaucoup en fait ! 😉

Comment ai-je choisi mon nom de plume ?

Je suis passé par pleins d’idées ! Certaines très farfelues, je vous l’avoue.

A l’origine, je voulais prendre comme nom de plume mon prénom avec la première lettre de mon nom de famille : Virginie V. (c’est moins exotique que Zahardonia, hein ? 😉 )
J’aime bien, je trouve que ça rend pas mal mais, comme dit plus haut, c’est très, voire trop, commun.

A partir du moment, où j’ai rejeté cette idée, je suis partie tous azimuts :

  • J’ai essayé avec l’anagramme de mes noms et prénoms, ce qui a donné un nom avec une consonance slave qui ne me plaisait pas du tout et qui était tout aussi imprononçable que mon pseudo.
  • J’ai écrit mon nom à l’envers, c’est une technique que j’utilise déjà pour trouver des noms dans mes romans — je vous en avais déjà parlé dans l’article « 5 idées pour trouver des noms » — alors je me suis dit : « Pourquoi ne pas l’utiliser pour mon nom de plume ? » Mouais… j’ai déjà eu des idées plus brillantes que celle-là : Virginie à l’envers donne Einigriv… et en verlant, ça donne Nigivir… Pour Zahardonia, on a Ainodrahaz ou Anidoarhaza — A vos souhaits !
    Vous comprendrez vite pourquoi j’ai laissé tomber l’idée.
  • J’ai voulu jouer avec mes initiales : V. V., ce qui m’a valu le surnom de Double V au Lycée, surnom que j’aime beaucoup. Assez pour en faire un nom de plume ? Finalement non.
  • Je me suis essayé à jouer sur la signification de mes nom et prénom. Étant donné que mon prénom peut se traduire du latin par « la jeune fille vierge à marier » et mon nom de famille par « ils vaincront », c’était pas gagné. La seule idée qui m’est venue a été Blanche de Gagnant que j’aurais trouvé tout à fait approprié si j’écrivais des essais philosophiques ou que je visais la Collection Blanche de chez Gallimard…

Après toutes ces tentatives infructueuses, je suis revenue à mon idée de vouloir prendre des noms dans chacun des côtés de ma famille, parce que, au final, la famille c’est important. J’ai essayé de récupérer certains prénoms de mes ancêtres, mais je ne trouvais rien qui me plaisait vraiment parmi les Joséphine, Marcelle, Pélagie, Simonne, Arnoldine, Ernestine,… J’ai donc fini par opter pour mon troisième prénom, que j’adore et qui est le féminin du prénom de mon parrain et oncle.

Concernant le nom de famille de ce nom de plume, je n’ai pas cherché longtemps, il s’est presque imposé à moi : le nom de famille de mon grand-père maternel.

Mais quel est-il ? Me demanderez-vous.

Et bien…

La suite au prochain épisode…

😉

Et vous ? Avez choisi un nom de plume ?

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