FAQ #7 : Ce que vous voulez savoir sur moi


Aujourd’hui, je réponds aux questions personnelles que vous m’avez posées !

J’ai reçu quelques questions quant à mes préférences de lecture, ma méthode d’écriture ou encore mon business model.

As-tu déjà écrit autre chose que de la fantasy ?

Oui, mes premiers écrits étaient des enquêtes.

J’ai aussi écrit des nouvelles fantastiques (selon la définition de Todorov, pas selon la définition commerciale) et de la poésie. J’ai aussi écrit une nouvelle contemporaine pour un concours il y a une dizaine d’années, Dans les yeux de Samira.

Je rêve d’écrire du polar, qui est l’un de mes genres préférés.

Quand tu commences à écrire un roman ou autres textes, par quoi est ce que tu commences ?

Je commence toujours par l’intention : qu’est-ce que je veux faire avec ce projet ? M’exercer ? Changer d’air ? Transmettre un message ? M’amuser ?…

Ensuite, je note ce que je sais de ce projet (mes premières idées et envies). Puis je structure et j’étoffe tout ça notamment grâce aux 5W’s et aux 4 piliers du récit (si c’est une fiction).

J’ai détaillé ma méthode dans mon dernier livre justement, Construire l’intrigue de son roman.

C’est à peu près les mêmes étapes pour les textes de non-fiction, c’est-à-dire mes guides d’écriture et mes articles de blog.

À lire aussi : Les 4 piliers du roman

Quel est ton livre de fantasy préféré ? Quel est ton œuvre de fantasy préféré (livre, film, dessin, etc..) ?

Je devrais refuser de répondre à cette question tant c’est difficile de n’en choisir qu’un seul ! 🤣

Aussi je vais vous donner des top 3, qui ne seront même pas classés par ordre de préférence.

Top 3 livres

  1. Darryl Ouvremonde de Oliver Peru pour son worldbuilding ultra-immersif 🤯
  2. The Sword of Kaigen de M.L. Wang pour les conflits intérieurs des personnages et le système de magie
  3. La Voix de la vengeance de Sacha Morage pour le système de magie et l’héroïne morally (dark) grey

Mais j’aurais aussi pu vous parler de la Steam Sailors de Ellie S. Green, de Magic Charly d’Audrey Alwett, de Vert-de-Lierre de Louise Le Bars, d’Emily Wilde de Heather Fawcett, de L’Âge de déraison de Greg Keyes, etc. Il y en a trop 😭

Top 3 BD/Comic/Manga

  1. Angel Sanctuary de Kaori Yuki (manga)
  2. Monstress de Marjorie M. Liu et Sana Takeda (comic)
  3. Les Démons d’Alexia de Vincent Dugomier et Benoît Ers (BD), mais elle a été arrêtée 😭

Top 3 auteurs

  1. Mathieu Gaborit
  2. Pierre Pevel
  3. Karim Berrouka

Top 3 autrices

  1. Hilda Alonso
  2. Morgane Stankiewiez
  3. Alix E. Harrow

Top 3 films

  1. La trilogie Le Seigneur des Anneaux
  2. Cœur de dragon de 1996
  3. Le Magicien d’Oz de 1939

Top 3 séries

  1. Charmed
  2. Sell your haunted house
  3. Alchemy of Souls

Comment écris-tu ? D’une traite et puis tu repasses pour corriger grammaire, lexique et formulation ? Ou bien progressivement ?

Revenir en arrière dès qu’on a écrit un truc est la pire des choses à faire. C’est le meilleur moyen de se bloquer et de ne jamais terminer son roman.

Je procède en 4 étapes :

  1. J’écris d’une traite, sans regarder en arrière.
  2. La première correction est surtout là pour le fond et le style.
  3. J’envoie en bêta-lecture
  4. La deuxième correction se fait en fonction des retours de mes bêtas et j’en profite pour refaire un dernier tour pour la grammaire et l’orthographe.

À lire aussi : Ma méthode d’écriture

Fais-tu appel à des relecteurs, et si oui à quel moment ?

J’ai un alpha-lecteur ou une alpha-lectrice qui me relit chaque fois que j’ai écrit. L’alpha est toujours une personne de confiance qui connait le roman et avec qui je peux discuter de la direction que je prends avec mon récit. Il ou elle me permet de rester sur les rails pour éviter de digresser.

Je vois l’alpha-lecture comme une sorte de filet de sécurité. Et ça me permet aussi de me sentir moins seule pendant l’écriture puisque je discute avec elle ou lui de mes doutes et de mes hésitations. Mon mari est mon principal alpha-lecteur. Mais pour Code Vanaheim c’était une amie parce que mon mari a refusé de lire de la romance 😅

Ensuite, une fois le premier jet terminé et les premières corrections faites, j’envoie mon texte à des bêta-lecteurs et lectrices. Mes bêta me permettent de relever les incohérences (par exemple, dans le premier tome de Neph et Shéa, j’ai eu deux crépuscules la même journée au même endroit à deux moments différents 😅), les plus grosses fautes et les passages difficiles à comprendre. J’ai aussi un premier avis général sur le livre.

Comment gères-tu l’avancée de l’histoire en même temps que les personnages. Je m’y perds parfois.

Quand je prépare mon récit, je le construis de manière systémique : les différents éléments se répondent et s’influencent mutuellement. Je prévois également l’évolution des personnages en même temps que je construis mon intrigue.

Ensuite, je connais mes personnages et mon univers sur le bout des doigts, mais pas mon intrigue. Ainsi, quand une péripétie imprévue surgit, je sais comment chacun de mes personnages doit réagir en fonction de ce qu’il a à disposition.

À quel moment enregistres-tu ton roman / projet ? (pour en garder les droits par exemple)

D’abord, il est important de préciser que l’on est propriétaire de son œuvre à 100% dès sa création. C’est pour ça que les contrats d’édition à compte d’éditeur s’appellent des contrats de cession de droits. Et encore, on ne cède que ses droits patrimoniaux et pas ses droits moraux.

Je ne le fais pas parce que ce n’est pas utile à mon échelle. Ou plutôt, je le fais dès que je l’envoie par mail, puisque, en France, l’envoi sous forme électronique a valeur de preuve d’antériorité, et donc de protection.

Ensuite, il faut se rappeler que le plagiat est un vol de forme et non un vol de fond. C’est-à-dire qu’une personne qui écrit un récit qui ressemble au vôtre, mais qui a un style et un découpage différent, ce n’est pas du plagiat.

Le plagiat, c’est lorsque l’on vous prend des morceaux entiers de votre texte et qu’on ne vous crédite pas.

En somme, on ne peut voler que les textes, pas les idées.

Comment vis-tu de ton activité ? Je veux dire, comment fais-tu pour la prospection, comment fonctionne ta ligne éditoriale. Tout ça est flou pour moi.

En somme, tu me demandes mon business model 😉

Je ne fais pas de prospection au sens classique du terme (démarchage, appels, messages privés, etc.). Mon activité repose essentiellement sur une stratégie de contenu.

Concrètement, je crée régulièrement du contenu gratuit (articles de blog, publications sur les réseaux sociaux et infolettres) autour de mon domaine d’expertise : l’écriture de romans fantasy et, plus particulièrement, le worldbuilding. Ce contenu permet de faire découvrir mon travail, d’apporter de la valeur et de créer une relation de confiance avec les auteurs et autrices qui me suivent.

Mon modèle économique est ensuite basé sur la vente de produits : mes romans, mes guides d’écriture et mes templates Notion.

Ma ligne éditoriale est donc très claire : j’aide les auteurs de fantasy à construire des univers cohérents et à écrire leurs histoires. Tous mes contenus répondent à cet objectif. Ils sont pensés pour être utiles à mon audience tout en faisant naturellement découvrir mes produits.

En résumé, je ne vais pas chercher ma clientèle : je fais en sorte qu’elle me trouve grâce au contenu que je publie. C’est ce qu’on appelle le marketing de contenu ou l’inbound marketing.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Le formulaire est toujours ouvert, si vous avez des questions à me poser, je vous invite à me les poser par ici :


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