Créer son système de magie : Les 5 règles d'or de la Magie

Créer son système de magie : Les 6 règles d'or de la Magie

Aujourd'hui, on parle des 5 règles d'or de la Magie.

La cohérence est un élément essentiel dans tout roman. C’est aussi un élément très compliqué à respecter lorsque l’on crée des univers entiers et, surtout, des systèmes de magie complexes.

Ces cinq règles d’or présentées dans ce point sont autant destinées à vous aider dans la création de votre système de magie qu’à vous permettre de rester cohérent-e lors de la rédaction de votre roman.

 

1. Des notes tu prendras

Il est primordial que vous sachiez comment votre système fonctionne et, surtout, que vous vous en rappeliez. Pour ce faire, vous n’avez pas le choix, il faut le décrire quelque part. Que ce soit sur ordinateur ou sur papier, vous ne pourrez pas y couper. Ces notes vous serviront à garder une évolution logique de votre magie au sein de votre univers et durant la rédaction, étape qui peut facilement nous faire perdre le fil de nos pensées et la logique de ce que l’on a créé.

De même, référez-vous y fréquemment afin de assurer que vous respectiez bien les règles que vous avez établies.

 

2. Les règles de la Magie jamais tu ne transgresseras

Veillez à ne jamais passer outre les règles que vous avez établies.

Dans les notes que vous avez soigneusement prises, vous avez établi des règles pour votre magie. Ces règles définissent comment votre magie opère dans votre univers, qui peut la manipuler, comment les thaumaturges parviennent à la manipuler, leur apprentissage, etc. Vous devez les respecter et ne jamais vous en écarter même pour un tout petit sort de rien du tout. S’il doit y avoir une singularité dans votre système, elle doit être expliquée. Vous ne pouvez faire apparaître une particularité de nulle part et sans raison.

Considérons l’exemple vu et revu du personnage élu d’une prophétie. Ce personnage, quand il est thaumaturge, est souvent plus puissant que la normale. Il faut une explication, son don ne doit pas tomber du ciel. La raison « Il est fort parce qu’il est l’Élu, un point c’est tout ! » ne peut pas fonctionner.

Notons toutefois que l’ignorance peut être une explication satisfaisante dans un univers de Fantasy. Dans ces cas-là, l’ignorance de la raison, ne signifie pas qu’il n’y a pas d’explication, mais simplement que nous (auteur/autrice et/ou nos personnages) ne la connaissons pas. De cette manière, on ne trahit pas le lecteur en lui demandant d’accepter un fait sans condition.

 

3. Une évolution logique tu détermineras

Il paraît clair qu’une gradation dans l’évolution de magie est nécessaire, et plus précisément dans celle du ou des thaumaturges.

Lorsque vous exposez votre magie au personnage novice et/ou au lecteur, vous devez y aller petit à petit et sans sauter d’étapes et risquer de devoir revenir en arrière. Tout comme on apprend à marcher avant d’apprendre à courir, la perception de votre magie doit évoluer de façon logique et graduelle.
Et, encore une fois, expliquez ces évolutions, le lecteur n’a pas à accepter ce qu’il se passe juste parce que vous avez décidé que ça doit se passer.

 

4. Le prix de la magie toujours tu paieras

Vous connaissez certainement cette citation de Lavoisier, chimiste français du XVIIIe siècle : « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. »
Il en va de même pour la magie : rien n’est créé de rien et rien n’est totalement détruit.

Si un thaumaturge n’a qu’à agiter sa baguette en prononçant des mots incompréhensibles pour détruire le monde ou le sauver, il n’y a pas d’histoire. Il faut des enjeux et des conditions pour que la magie opère. L’une de ces conditions est le prix de la magie.
Ce prix peux se traduire par des années d’apprentissage, par des ingrédients à réunir (v. Les composantes de la magie), par de l’énergie à consommer (cf. la mana dans les jeux vidéos)…

De même, s'il n'y a pas de prix à payer en amont, alors il y a une contrepartie à offrir en échange. Lorsque la magie détériore quelque chose — un sort, une personne, un objet… — ce qui est détérioré ne peut pas juste se volatiliser, ça doit devenir autre chose. C’est le principe de la contrepartie.
Cette contrepartie peut être, par exemple, un transfert de malédiction ou quelqu'un qui subit l'effet inverse d'un sort afin d'équilibrer les forces.

 

5. Les limites de la magie jamais tu ne franchiras

La magie ne peut pas être omnipotente et résoudre tous les problèmes. Encore une fois, s’il s’agit d’agiter une baguette et de dire trois mots en latin pour obtenir tout ce que l’on souhaite, la magie n’a aucun intérêt. Il faut qu’elle ait ses limites.

Ces limites peuvent se manifester par le prix à payer pour la manipuler, les contreparties découlant de son utilisation ou de la contre-magie, tout simplement.

 

Voilà ! J'espère que cet article vous a plu et qu'il vous aidera à garder votre cohérence lorsque vous créerez votre univers et écrirez votre roman. On se retrouve dans 2 semaines pour parler des 3 axes de la création d'un système de magie !

En attendant, n'hésitez pas, bien entendu, à me dire ce que vous avez pensé de cet aticle ! wink

 

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Commentaires

J'allais te link l'article sur le Steampunk justement ! wink
J'y explique pourquoi il peut autant être un sous-genre de la Fantasy que de la SF. Même si, à l'origine, c'est de la SF.

Petite précision : Tolkien n'est pas le "père fondateur" de la Fantasy. La Fantasy est née bien avant Le Hobbit. Si on devait vraiment citer un "père fondateur" de la Fantasy, ce serait Howard. Tolkien est plutôt celui qui a consolidé les bases de la High/Epic Fantasy.

Ensuite, il faut rappeler que Tolkien lui-même a créé son univers à partir des diverses mythologies nordiques, germaniques et celtes dans lesquelles figurent ces peuples de nains, gnomes, elfes, etc. Donc, si on a les mêmes sources d'inspiration que Tolkien (parce qu'on a tous au moins une mythologie chouchoute), on va aussi avoir tendance à recréer ces schémas mythologiques avec des créatures et peuples divers. Je ne pense pas qu'avoir des races multiples dans un univers de high fantasy soit cliché ou redondant, je pense que c'est le traitement qu'on en fait qui les rend clichés.
Comme tu l'as dit, si on traite tous les elfes, nains et autres de la même manière en dédiant certaines races au Bien et d'autres au Mal, oui, ça devient problématique, mais si on les prend par un autre point de vue et qu'on les traites différemment, pour moi, ça pose moins de problème.
C'est ce que j'ai fait dans mon univers : j'ai diverses races, c'est vrai, dont des elfes et des nains, mais ils ne sont pas (trop) tolkieniens. Par exemple, mes elfes sont plus proches des dryades (avec un sacré mélange Dernier maître de l'air, tout de même ^^"). Mes nains, en revanche, sont très proches de ceux de Tolkien parce que je voulais des nains "à la scandinave". Je voulais un peuple attaché à la montagne, à la roche (c'est aussi ma fibre de géologue qui parle avec eux) et le modèle scandinave est parfait pour ce que je voulais rendre.

Après, je suis assez d'accord avec toi : je trouve que ce qui sort aujourd'hui est assez redondant, surtout chez les francophones (et je m'inclus dedans). Là où ça se renouvelle pas mal dans les traitements des univers, c'est chez les anglo-saxons et dans la jeunesse. En revanche, les thèmes et les intrigues restent classiques chez les adultes, mais sont d'une platitude mortelle chez les jeunes.

Ces derniers temps, en high, je n'ai rien lu de transcendant, mais en low, j'ai lu de l'excellent.

Encore une fois question bien mal, les auteurs (pas tous) imaginent ce qu'ils veulent avec des elements qu ils voudraient voir. N'oublions pas que la lutte bien mal est quelque chose qui se passe dans la vie reelle. Alors oui dans les fantasy (c est un genre ou l'on peut rever) c est un peu normal que l on voit comme ca. Il y a meme eu pendant les periodes de guerre une loi qui interdisait aux producteurs de cinema de toujours faire triompher le bien pour ne pas deprimer encore plus les familles et les soldats. Tolkien c etait pendant la periode apres guerre donc pour remonter le moral des gens il ne fallait pas leur servir quelque chose de deprimant. Et puis je pense que c est dans la nature humaine que l on voudrait voir le bien triompher. Mais bon c edt vrai que toujours cette lutte ca devient barbant et je cromprend que l on fasse des personnages mitiges. Envore une fois Tolkien au debut il destinait ces livres a ses enfants donc... La fantasy c est un genre qui permet de s enfuir du quotidien et de faire rever. Moi personnellement les guerres politiques ca m enerve et c est pour ca que j hesite encore a lire la saga de George R.R. Martin. Des guerres politiques il y en a dzja assez dans le monde. Apres on peut aussi faire une kutte bien mal ou c est le mal qui triomphe ca changerai un peu ou alors on lit d autre ms genres comme les Cape et Epee ou la ca n a rien avoir avec le bien mal (ex: Les Trois Mousquetaires de Dumas) mais je comprends que bien mal ca devient barbant.

Pour la loi, je me suis trompee je voulas dire "interdisait de faire triompher le mal" j'ai melange desolee.

J-aime bien parce que la longueur des commentaores commence a etre plus longue que l-article;-);-)

Et j'en suis désolé pour ces pavés interminables x-) En espérant qu'on à pas trop pourri l'espace commentaire Zahardonia. :-O Je viens de voir que nos messages  commençaient à prendre de l'ampleur. x-D

Les commentaires ne sont pas là que pour que vous me posiez des questions, ils servent aussi à ce que vous échangiez entre vous. Donc, non ça ne m'a pas dérangée. En revanche, je trouve que vous commencez à tourner en rond dans vos réflexions ^^"

Bon, excusez-moi les amis mais j'ai beaucoup trop la flemme de vous répondre aujourd'hui. Je suis fatigué de ma journée chargé x-)

Je viens de remarquer qu'on tournait en rond aussi. Donc je vous propose qu'on s'arrête là, d'accord ? 

Je vais juste dire qu'on a tous notre propre vision de la Fantasy. La mienne est plus basé sur les possibilités de l'imaginaire. Les propres mondes des auteurs apporteraient à la Fantasy que du nouveau et de la fraîcheur. Qu'il faudrait aller au-delà de ce qu'on connait. Essayer des choses. Tenter de prendre des risques pour bouleverser ce que le lecteur connait. Ne pas avoir peur de tenter l'impossible. Bien sûr, écrire ce qu'on aime reste la base de l'écriture, et que si certains auteurs ne veulent pas prendre de risque, sa reste leurs droits. Seulement, les auteurs qui prennent vraiment des risques, qui osent apporter de l'exotisme pour la Fantasy, sont bien trop rare à mon goût... Pour de la Fantasy, c'est même ultra problématique et j'ai peur qu'un jour, ce genre disparaîtra pour toujours, à cause de choses que nous voyons trop souvent. 

C'est mon avis sur le sujet et en général. Je suis conscient que certain d'entre vous ne la partage pas, mais à cause de mon expérience en ce genre, pour moi, doucement mais sûrement il est en train de couler dans les profondeur de l'oubli.

Sur ce les ami(e)s, bonne journée à tous, et merci pour ce débat intéressant ! :-D 

Je suis d accord avec toi, il est temps de cloturer ce debat qui n a que trop durer mais je suis d accord encore avec toi : pour l instant je n ai plus relu de fantasy qui m a vraiment rendue genre "wouah" meme si je me rebds compte que je n en ai pas vraiment lu beaucoup. Si il n y a plus rien d interressant dansmes prochaines lectures je passerai a autre chose. Bon apres midi a tous et toutes

Merci ^^

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