5 Idées reçues à propos de l’écriture


Aujourd’hui, j’aimerais aborder avec vous 5 idées reçues à propos de l’écriture.

Il s’agit de remarques ou de questions auxquelles je suis souvent confrontée et, en général, émanant de jeunes écrivains. « Jeunes » dans le sens de « nés de plus ou moins fraîche date » pas dans le sens de « débutants », parce qu’on peut être débutant à tout âge !

Avant de commencer, je voudrais préciser ma définition du mot écrivain : tel que j’utilise ce terme, un écrivain est une personne qui raconte des histoires par le biais de l’écriture.
Il n’est pas question ici que des personnes publiées à compte d’éditeur ou pas, qui gagnent des millions ou pas

1. Je suis trop jeune pour écrire

NON !

C’est une question ou une réflexion que je croise souvent chez les jeunes auteurs et, pour tout vous avouez, ça me hérisse le poil. Surtout quand on sait que j’ai écrit ma première nouvelle à 10 ans et que je me sentais parfaitement légitime.

Il n’y a pas d’âge minimum requis pour raconter des histoires, il en va de même quand il s’agit de les écrire. Je dirais même que plus tôt on s’y met et mieux c’est !

En revanche, quand on se met à écrire jeune, il faut garder à l’esprit que notre style va changer, que nos genres de prédilections ne resteront peut-être pas les mêmes et que notre forme préférée de rédaction changera peut-être également (je suis passée du format nouvelle à celui de roman, pour ma part).

Bien sûr, il y a beaucoup de « peut-être », tout simplement parce qu’il y a une chance pour que certaines choses ne changent jamais, par exemple : j’ai toujours écrit dans le registre de l’imaginaire et, au vu de mes prochaines idées, ce n’est pas près de changer ! 😄

2. Il faut être bon en orthographe pour écrire

NON !

Pour moi — j’insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit que ma vision des choses et que je ne l’impose à personne 😉 —, il n’y a que trois qualités qui soient indispensables à l’écrivain de fiction : l’imagination, la persévérance et l’envie de raconter des histoires.

L’orthographe, la grammaire et le style sont des choses qui se travaillent et qui s’améliorent avec le temps. Je ne suis pas née avec un Bescherelle ni avec un Larousse greffés dans le crâne, d’ailleurs personne ne l’est, et j’avais une moyenne de 0,5/20 en dictée jusqu’à mes 14 ans — oui, vous lisez bien « zéro et demi » —. Ça ne m’a pas empêché d’écrire des histoires et de les faire lire à ma famille et à mes amis. Je pense qu’une mauvaise orthographe ne devrait empêcher personne d’écrire.

En revanche, tout le monde fait des fautes, c’est pourquoi nous devons toujours faire corriger nos textes par d’autres personnes que nous-mêmes ! 😉

3. Mes écrits sont nuls

NON !

Si vous comparez votre roman à un texte publié de votre auteur préféré, il est fort probable que votre premier jet fasse pâle figure à côté du chef-d’œuvre que vous êtes en train de dévorer. C’est vrai. MAIS ! dans ce cas-là, vous comparez l’incomparable.

Vous mesurez la qualité de votre texte brut, votre premier jet, au texte fini d’un autre. Ce roman auquel vous confrontez votre ébauche de roman est un produit fini qui a demandé des heures de correction et de réécriture, alors que le vôtre n’a peut-être pas encore de point final. Et même si vous comparez votre « produit fini » à un autre, rassurez-vous : on n’est jamais objectif sur son propre texte.

4. L’écriture est un acte solitaire

NON !

Rien ne vous empêche de faire partie d’une communauté d’écrivains qui partagent leur passion, leurs peurs, leurs doutes, leurs avancées,… C’est même quelque chose que j’encourage !

A l’heure actuelle, internet permet de se (re-)trouver et de former des communautés virtuelles qui nous permettent d’échanger sur cette passion (je ne conçois pas qu’on puisse écrire sans passion) et d’évoluer, tous ensemble.

5. Le talent, c’est inné

NON !

Concrètement, c’est quoi le talent ? C’est une aptitude particulière à faire quelque chose (merci Larousse !). Et bien, cette aptitude se travaille et se perfectionne. Comme l’orthographe ! Le tout, c’est d’avoir l’envie de travailler et de persévérer pour en faire quelque chose.

Un écrivain, ce n’est pas quelqu’un qui a reçu un don divin, c’est quelqu’un de passionné qui est prêt à travailler dur pour parvenir à ses fins : raconter des histoires et les partager par le biais des livres.

J’espère que ce petit dégommage de préjugés vous a fait plaisir et vous a rassuré, si vous en aviez besoin. 😉

A part ça, vous en pensez quoi, vous, de ces 5 idées reçues ?

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